Accéder au contenu principal

Bush annule la grâce présidentielle accordée à un escroc immobilier

George W. Bush est revenu mercredi sur une grâce qu'il avait accordée la veille à Isaac Robert Toussie, après avoir appris que celui-ci avait été impliqué dans des malversations immobilières, un sujet jugé sensible en ces temps de crise.

PUBLICITÉ

AFP - Le président américain George W. Bush est revenu mercredi sur une mesure de clémence annoncée la veille, quand il est apparu que son bénéficiaire avait été impliqué dans des malversations immobilières et qu'une telle grâce était du plus mauvais effet en ce moment.

Isaac Robert Toussie figurait sur une liste publiée mardi de 19 personnes auxquelles M. Bush accordait la grâce présidentielle.

Or, M. Toussie, promoteur immobilier de Brooklyn, avait été condamné en 2003 à cinq mois de prison, trois ans de liberté surveillée et 10.000 dollars d'amende pour de fausses déclarations faites au département américain du Logement afin d'obtenir que l'administration assure des hypothèques, selon des informations apparues dans différents médias depuis mardi. Il aurait aussi participé à la surfacturation de terrains vendus à la collectivité.

Une grâce présidentielle fait désordre à un moment où nombre d'Américains tentent d'échapper à la saisie de leur maison et où la crise immobilière est un facteur primordial de la crise économique.

Selon un communiqué de la porte-parole de M. Bush, Dana Perino, c'est le conseiller du président pour les affaires légales qui, se fondant sur les informations dont il disposait alors, a recommandé à M. Bush d'accepter la demande de grâce de M. Toussie.

Mais, avec les nouvelles informations en sa possession, M. Bush a donné pour instruction au département de la Justice de ne pas appliquer la grâce, a dit Mme Perino.

M. Bush pense que le magistrat chargé au département de la Justice de présenter des recommandations au président en ce qui concerne les demandes de mesures de clémence "doit avoir la possibilité de revoir ce dossier avant toute décision de clémence", a dit Mme Perino.

Ce magistrat n'avait pas été impliqué dans la décision initiale parce que la requête de M. Toussie avait été introduite moins de cinq ans après que la peine avait été purgée, a expliqué Mme Perino.

Le président n'a pas à justifier ses décisions de grâce ou de commutation. La Maison Blanche n'a pas dit pourquoi M. Toussie avait été gracié dans un premier temps.

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.