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IRAK

Sept membres d'Al-Qaïda tués lors d'une tentative d'évasion

4 min

Six policiers et sept membres d'Al-Qaïda sont morts lors d'une tentative d'évasion d'un poste de police de Ramadi. Trois chefs locaux d'Al-Qaïda, dont le tristement célèbre "Imad le tueur", ont réussi à prendre la fuite.

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AFP - Un chef d'Al-Qaïda en Irak, qui avait reconnu une centaine de meurtres, s'est évadé vendredi avec deux complices d'un poste de police de Ramadi, à l'ouest de Bagdad, à l'issue d'une fusillade qui s'est soldée par la mort de treize personnes.

Imad Ahmad Farhan, tristement célèbre sous le nom d'"Imad le tueur", qui a reconnu au moins cent meurtres selon la police, s'est échappé avec deux autres "émirs", soit des chefs locaux de la branche irakienne d'Al-Qaïda, à l'issue d'une opération qui semble avoir été particulièrement bien préparée, selon un responsable de la police locale.

"Lors d'échanges de feu durant une tentative d'évasion vendredi à 02H00 (jeudi 23H00 GMT), six policiers ont été tués et quatre autres ont été blessés. Par ailleurs, sept prisonniers appartenant à Al-Qaïda ont été tués, un a été repris et trois ont réussi à s'évader", a indiqué à l'AFP le général Tarek al-Doulaimi, chef de la police de la province d'Al-Anbar, dont Ramadi est la capitale (100 km à l'ouest de Bagdad).

Selon un responsable de la police locale et une source au ministère de l'Intérieur à Bagdad, un lieutenant-colonel et un capitaine figurent parmi les victimes.

Dans la foulée de cet incident, un couvre-feu a été instauré à Ramadi. Les policiers irakiens effectuent des perquisitions et patrouillent dans les rues vides.

Les évadés sont tous les trois irakiens et originaires de Ramadi, un bastion d'Al-Qaïda jusqu'à ce que le réseau jihadiste en soit chassé au début 2007 par des milices d'anciens insurgés financées par les Américains.

"Vers 02H00, un policier a sorti de sa cellule un prisonnier qui souhaitait aller aux toilettes. Ce dernier a réussi à lui prendre son arme et à le tuer. Il a ouvert la cellule, puis ses compagnons ont pris des armes à l'armurerie", a précisé la source du ministère de l'Intérieur.

"Ils ont aussitôt ouvert le feu sur les policiers, qui ont riposté. Trois prisonniers ont réussi à s'enfuir alors qu'un autre a été rattrapé car il était blessé", a ajouté la source, précisant que six policiers et sept prisonniers avaient été tués durant cette fusillade qui a duré deux heures.

L'un des trois fugitifs "a reconnu avoir tué au moins 100 personnes", selon un responsable de la police de Ramadi.

Il s'agit d'Imad Ahmed Farhan, plus connu sous le nom d'Imad Omeya, littéralement "Imad le tueur".

Ni la police ni le ministère de l'Intérieur n'ont précisé quand ces membres d'Al-Qaïda avaient été arrêtés ni les chefs d'inculpation retenus contre eux.

La province d'Al-Anbar est un ancien fief de l'insurrection sunnite anti-américaine.

La violence a commencé à y diminuer lorsque les chefs de tribus, las des attentats d'Al-Qaïda et encouragés par les Américains, se sont révoltés en septembre 2006 contre les jihadistes.

Ils ont formé les groupes de Sahwa ("Réveils" en arabe) qui ont combattu les émules de Ben Laden et, un an plus tard, la province est devenue l'une des plus tranquilles d'Irak.

La grande majorité des Sahwa ont ensuite rejoint les rangs de la police.

Au total, les forces irakiennes de sécurité dans la province comptent 36.000 hommes, dont 28.000 policiers.

Le contrôle d'Al-Anbar a été remis par les Marines aux forces irakiennes le 1er septembre.

Mais des violences continuent de s'y produire, notamment contre les chefs de tribus et les anciens insurgés qui luttent désormais contre leurs anciens compagnons d'armes et contre Al-Qaïda.

Dans cette province, un policier a été tué vendredi en voulant arrêter un camion piégé conduit par un kamikaze à un barrage de contrôle à l'est de Falloujah.

Le chauffeur du camion a été abattu par les policiers sans avoir le temps de perpétrer sa mission suicide.

Par ailleurs, à Balad Ruz, à 85 km au nord-est de Bagdad, deux soldats irakiens ont été tués par une bombe artisanale au passage de leur convoi.
 

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