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La nationalité espagnole accessible aux descendants d'exilés

En vertu de la loi dite de "Mémoire historique", votée fin 2007, les descendants des exilés espagnols, ayant fui la Guerre civile (1936-39) et la répression franquiste qui a suivi, peuvent désormais demander la nationalité espagnole.

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AFP - Les descendants des exilés espagnols, ayant fui la Guerre civile (1936-39) et la répression franquiste qui a suivi, peuvent demander la nationalité espagnole à partir de lundi, a-t-on appris dimanche auprès d'une association de descendants d'exilés.

Cette mesure était l'une des dispositions de la loi dite de "Mémoire historique", qui, votée à la fin 2007 au parlement espagnol, visait à réhabiliter les victimes du franquisme et de la Guerre civile.

Elle est entrée en vigueur samedi, jour de sa publication dans le journal officiel espagnol, après l'approbation à la fin octobre de ses modalités d'application par le gouvernement espagnol, explique l'Association des descendants de l'exil espagnol.

En pratique, les descendants d'exilés pourront déposer à partir de lundi, premier jour ouvrable depuis l'entrée en vigueur de la mesure, leur demande auprès des officiers d'état civil espagnols, consulaires ou municipaux, de leur lieu de résidence.

Un maximum d'un demi-million de fils et de petits-fils d'exilés pourraient bénéficier de la mesure qui leur permettra d'acquérir une nationalité espagnole dite "d'origine", précisaient, fin octobre, des sources gouvernementales.

La grande majorité de ces personnes résident en Amérique latine, essentiellement en Argentine, en Uruguay, à Cuba, au Chili, au Venezuela et au Mexique, ainsi qu'en France, précisaient les mêmes sources.

L'Argentine compterait à elle seule 300.000 descendants d'exilés. La mesure s'applique essentiellement aux fils et aux petits-fils de ceux qui ont dû s'exiler entre le 18 juillet 1936 et le 31 décembre 1955.

Les personnes éligibles auront une période de deux ans pour déposer leur demande, à savoir précisément jusqu'au 27 décembre 2010, selon le site internet de l'association qui cite le texte officiel d'application de la mesure.

Ce dernier précise que les demandeurs n'auront pas besoin de renoncer à leur nationalité actuelle. Une telle renonciation n'est demandée qu'aux personnes acquérant la nationalité espagnole par naturalisation ou par résidence.
 

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