AFGHANISTAN

Des renforts de l'Otan sont attendus dans le sud

Les États-Unis prévoient d'envoyer près de 30 000 soldats américains en Afghanistan au printemps 2009, afin de renforcer les troupes présentes dans le sud du pays, région où l'insurrection des Taliban est particulièrement forte.

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Reuters - Des travaux de construction ont commencé dans le sud de l'Afghanistan en prévision de l'arrivée de renforts américains dans une région où l'insurrection des taliban est particulièrement virulente, a annoncé dimanche un général de l'Otan.

Près de 30.000 soldats américains devraient être envoyés en Afghanistan à partir du printemps. Le général néerlandais Mart de Kruif, commandant des forces sous mandat de l'Otan dans le sud du pays, a déclaré que la région avait grand besoin de nouveaux combattants.

"Je serais surpris que le gros des renforts ne soit pas affecté au commandement Sud. Le principal effort militaire en
Afghanistan est fourni dans le Sud (...), à Helmand et Kandahar", a déclaré de Kruif, qui commande 18.000 soldats, en
majorité britanniques, néerlandais et canadiens.

Il s'adressait à la presse sur l'aérodrome de Kandahar. Des travaux de construction destinés à loger les soldats envoyés en renfort ont débuté à l'aéroport de Kandahar, qui abrite le QG régional des opérations militaires du sud de l'Afghanistan, ainsi qu'au camp Bastion, dans la province voisine d'Helmand, où sont surtout stationnés des soldats britanniques.



L'ENJEU PAKISTANAIS


La ville de Kandahar était le centre du pouvoir des taliban jusqu'à leur éviction fin 2001 par les forces américaines et afghanes. Cette province et celle d'Helmand sont actuellement considérées comme les plus dangereuses du pays.

"Nous avons déjà commencé (les travaux). Quel que soit l'endroit où les soldats seront basés, nous aurons forcément
plus de circulation ici, à l'aéroport de Kandahar", a déclaré de Kruif.

Vendredi, le Pakistan a décidé de transférer vers la frontière indienne une partie de ses 100.000 soldats déployés le
long de la frontière afghane en raison du récent regain de tensions entre Islamabad et New Delhi.

Selon de Kruif, ce transfert n'est toutefois pas de nature à affecter les opérations de l'Otan dans le Sud afghan : "Au bout
du compte, la situation au Pakistan influera sur nos progrès, mais ce n'est pas un enjeu majeur de notre succès."

Il a ajouté que si de nouveaux renforts étaient assurément nécessaires, leur envoi devait s'accompagner de mesures de
soutien au gouvernement local et à la reconstruction.

"J'ai besoin de soldats partout, croyez-moi. (...) Mais la question n'est pas seulement d'envoyer des troupes pour nettoyer
la zone. Si l'on ne parvient pas à apporter la bonne gouvernance, la reconstruction et le développement, cela revient
à tondre la pelouse."

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