RAIDS SUR GAZA

L'opération israélienne vise à "faire tomber le régime" du Hamas

L'armée israélienne a poursuivi son offensive sur Gaza dans la nuit de lundi à mardi, visant des bâtiments de ministères et des services de sécurité. Au moins 10 personnes ont péri portant à 360 le nombre de victimes palestiniennes.

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Retrouvez les témoignages de nos Observateurs sur l'offensive isréalienne à Gaza.


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Les Palestiniens de la bande de Gaza ne connaissent pas de répit. Israël a poursuvi sa quatrième journée d’offensive aérienne, dans la nuit de lundi à mardi, en se concentrant sur la ville de Gaza et les ministères du Hamas.
 

Une quarantaine de raids ont visé des bâtiments dans la ville de Gaza, notamment des ministères comme le siège du Premier ministre, les ministères de la Défense, des Affaires étrangères et des Finances, et des services de sécurité. "Les frappes se sont intensifiées après minuit", raconte le correspondant de FRANCE24 basé dans la bande de Gaza, Radjaa Abou Dagga.
 

"On a entendu une série d’explosions qui se sont concentrées sur le complexe ministériel. Cela a crée une panique générale, empêchant les ambulances de circuler", poursuit le journaliste.

 
"Toute la population de Gaza ville est en danger"

 
Au moins dix Palestiniens ont été tués et une quarantaine ont été blessés cette nuit. "Toute la population qui habite la ville de Gaza est en danger, affirme Radjaa Abou Dagga. Un endroit déjà bombardé peut encore être visé une deuxième, une troisième et une quatrième fois comme le quartier général de la sécurité préventive qui a déjà été bombardé il y a deux jours."
 

De son côté, le Hamas a continué les tirs de roquettes contre Israël. Un soldat israélien a été tué près de la bande de Gaza.

Depuis le lancement samedi de l'opération "plomb durci", le bilan s’élève à plus de 360 morts et 1690 blessés, selon des sources hospitalières palestiniennes. L'UNRWA, l'agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens, fait état de 57 morts civils dont 21 enfants. Israël déplore de son côté au moins quatre morts et plusieurs dizaines de blessés.

 
Dans la matinée de mardi, 109 camions d’aides humanitaires, dont cinq ambulances, ont commencé à transiter entre Israël et la bande de Gaza, via le terminal routier de Kérem Shalom, selon Peter Lerner, porte-parole du Coordinateur des activités israéliennes dans les territoires palestiniens. Les autres passages entre Israël et la bande de Gaza restent fermés.

 
Un bateau transportant des militants pro-palestiniens a tenté de briser le blocus imposé par Israël en apportant une aide médicale au territoire palestinien. Après une collision avec une vedette de la Marine nationale israélienne, le bateau a dû regagner le large.


"Une guerre sans merci contre le Hamas et ses alliés"


Le gouvernement israélien, qui a rejeté l'idée d'un cessez-le-feu, affirmaient jusqu’à présent que l'opération, d'une violence inédite depuis l'occupation des territoires palestiniens par Israël en 1967, visait à mettre fin aux tirs de roquettes sur le sud du pays depuis la bande de Gaza, contrôlée depuis juin 2007 par le Hamas.
 

Lundi, le ministre de la défense Ehoud Barak a déclaré que les Israéliens étaient "engagés dans une guerre sans merci contre le Hamas et ses alliés".
  

L’armée continue de laisser planer la menace d'une offensive terrestre. Israël, qui a mobilisé 6 500 réservistes, a amassé des chars à la frontière. "Les offensives au sol peuvent avoir lieu, tout dépend de la réaction du Hamas", commente Ygal Palmor, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.
 

"La campagne de raid aérien peut être bientôt terminée, car il n’y a plus de cibles stratégiques à toucher", analyse Marc de Chalvron, correspondant de FRANCE 24 à Jérusalem. "Mais si l’attaque ne vient pas, c’est pour laisser une possibilité au Hamas de réduire le nombre de tirs de roquette et de se mettre à la table de négociations". Selon l'armée israélienne, plus de 200 roquettes et obus de mortiers ont été tirés sur Israël depuis samedi.

  
 

Retrouvez l'émission À la Une avec Antoine Basbous, directeur de l'Observatoire des pays arabes à Paris.

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