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MARCHÉS

2009 commence à la hausse pour les Bourses européennes

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La Bourse de Paris a clôturé en forte hausse, le CAC 40 gagnant 4,09%. Le Footsie et le Dax ont également bondi, respectivement de 2,88% et de 3,39%.

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AFP - Après une année 2008 catastrophique, les Bourses mondiales ont entamé 2009 sur de fortes hausses vendredi, première séance de l'année, dans des volumes d'échanges très réduits, les investisseurs pariant sur des actions massacrées en 2008.

"C'est un peu d'argent frais qui est placé sur des titres qui avaient énormément souffert en 2008 après beaucoup de décollectes (ventes de titres, ndlr)", un mouvement qui profite surtout aux valeurs bancaires et minières, souligne Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities.

Alors que les Bourses asiatiques étaient fermées pour un pont du Nouvel An, l'ensemble des bourses europénnes ainsi que Wall Street ont grimpé vendredi: Paris a pris 4,09%, Londres 2,88%, Francfort 3,39% et l'Eurostoxx 50 3,47%. A la Bourse de New York en mi-séance, l'indice Dow Jones affichait +1,64% et le Nasdaq 1,74%, dans un marché très calme.

A Londres, "bien qu'on ait assisté à une nouvelle séance à faible volume, le marché a quand même démarré 2009 sur un boum", a commenté James Hugues de CMC Markets, qui a noté "qu'une fois de plus, c'est le prix du pétrole qui a été le principal animateur du marché avec les pétrolières et les gazières", contribuant à faire gagner plusieurs dizaines de points à l'indice.

Les craintes de crise au Proche-orient ont relancé fortement en effet les prix de l'or noir, qui tournait à plus de 46 dollars le baril tant à Londres qu'à New York vers 16H00 GMT, et dans la foulée, les prix des métaux.

"C'est une séance très calme à Wall Street", a observé Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management. "Vu les faibles volumes d'échanges, la hausse ne veut probablement pas dire grand-chose, mais elle permet de mieux se sentir, en tout cas mieux que l'an dernier", a-t-il ajouté.

Pourtant, la seule statistique économique de la journée était franchement mauvaise: l'indice ISM de l'activité industrielle aux Etats-Unis est ressorti au plus bas depuis 1980.

Pour Peter Cardillo, analyste pour Avalon Partners, cet indicateur est "horrible". "C'est une mauvaise nouvelle de plus, mais le marché sait déjà que la situation n'est pas bonne", a-t-il expliqué.

Selon lui, le marché tentait de finir la semaine sur une hausse, avant des indicateurs économiques de premier plan: les chiffres mensuels de l'emploi la semaine prochaine, et les ventes de détail et le début de la saison des résultats des entreprises la semaine suivante.

A Paris, le CAC 40 bondissait de 4,09%, dans des échanges limités de 1,803 milliard d'euros.

A Londres, le Footsie-100 a gagné 2,88% par rapport à la clôture du 24 décembre, dernier jour ouvré de la semaine précédente.

A Wall Street, General Motors bondissait de 12,19% à 3,59 dollars. Le Trésor américain a finalisé mercredi le versement d'une aide d'urgence de 4 milliards de dollars au constructeur automobile, au bord de la faillite.

A Francfort, le Dax a fini en hausse de 7,42% par rapport à la dernière séance de la semaine dernière, le 23 décembre.

A Amsterdam, l'indice AEX a clôturé en hausse de 5%.

Bruxelles a clôturé sur une hausse de 3,78%.

Madrid a fini en forte hausse de 3,16%.

L'indice vedette de la Bourse de Milan, le SP/Mib, a clôturé sur une hausse de 2,53%.

Lisbonne a clôturé en hausse de 1,36%.

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