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L'Europe prise en otage par la crise du gaz

Alors que Kiev affirme que la Russie a arrêté le transit de son gaz destiné à l'Europe, Moscou accuse celle-ci d'avoir fermé le dernier gazoduc. Des pays européens font état de fortes perturbations dans leur approvisionnement.

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AFP - La Russie a arrêté mercredi tout transit de son gaz destiné à l'Europe par le territoire ukrainien, a annoncé à l'AFP le porte-parole de la société ukrainienne des hydrocarbures Naftogaz.

A 7H44 locales (05H44 GMT), "la Russie a arrêté tout le transit par l'Ukraine", a déclaré le porte-parole Valentin Zemlianski. "La Russie a laissé l'Europe sans gaz", a-t-il ajouté.

Une telle possibilité avait été évoquée dès mardi par le président ukrainien Viktor Iouchtchenko dans un télégramme "aux dirigeants de l'Union européenne" et à ceux de pays européens consommateurs du gaz russe. Il y mettait en garde contre une éventuelle coupure totale du transit du gaz russe par l'Ukraine vers l'Europe.

"Viktor Iouchtchenko est d'avis que la partie russe souhaite réduire considérablement, voire arrêter le transit de gaz naturel russe par le territoire ukrainien vers les consommateurs européens", selon un communiqué de la présidence citant le message du chef de l'Etat.

La Russie a cessé le 1er janvier d'approvisionner son voisin en gaz après des négociations infructueuses sur le tarif à appliquer pour l'année 2009 et sur des arriérés de paiement.

Mais une très grande partie (80%) de ses exportations destinées à l'Europe transitent via le territoire ukrainien, et une série de pays d'Europe de l'est et des Balkans ont fait état mardi d'interruptions totales de leur approvisionnement ou de graves perturbations.

La Russie a mis en cause Kiev, qu'elle accuse de "voler" du gaz destiné à l'Europe et d'avoir fermé des gazoducs du transit, accusations rejetées par l'Ukraine. Kiev de son côté accuse Moscou de ne pas honorer ses engagements en matière d'approvisionnement des Européens en gaz.

La présidence tchèque de l'UE et la Commission européenne ont qualifié la situation de "complètement inacceptable".

Le patron de la compagnie gazière ukrainienne Naftogaz, Oleg Doubina, a déclaré mardi qu'il se rendrait à Moscou le 8 janvier pour y rencontrer son homologue russe de Gazprom Alexeï Miller, donnant ainsi le signal de la reprise des négociations entre la Russie et l'Ukraine.

Le porte-parole de Gazprom, Sergueï Kouprianov, a pour sa part assuré que le groupe était "prêt à entamer des négociations à tout moment, compte tenu de la situation de crise".
 

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