Accéder au contenu principal
AÉRONAUTIQUE

L'alliance entre Air France-KLM et Alitalia se confirme

3 min

Alors que Lufthansa n'a toujours pas déposé d'offre de participation dans la compagnie italienne Alitalia, une alliance avec le franco-hollandais Air France-KLM pourrait être effective, selon le ministre italien de la Défense.

Publicité

AFP - L'accord pour une prise de participation par le groupe franco-néerlandais Air France-KLM dans Alitalia devrait être officialisé avant le démarrage de la nouvelle compagnie italienne mardi, alors que l'allemande Lufthansa n'a pas fait d'offre formelle pour le moment.

"Il me semble qu'il n'y a plus de doutes" sur une alliance avec Air France-KLM, a déclaré jeudi le ministre de la Défense Ignazio La Russa, après une rencontre avec le chef du gouvernement Silvio Berlusconi.

M. Berlusconi avait affirmé mercredi soir, après une réunion avec les repreneurs d'Alitalia, que Lufthansa n'avait pas formellement présenté d'offre.

"Nous avons fait part de notre intérêt envers Alitalia" à ses repreneurs "mais nous n'avons pas déposé d'offre formelle", a confirmé jeudi un porte-parole de la compagnie allemande, même si "nous n'excluons pas de déposer une offre à l'avenir", a-t-il précisé, sans donner plus de détails.

Selon les médias italiens, les repreneurs auraient expliqué mercredi soir les raisons de leur choix d'Air France-KLM à M. Berlusconi qui aurait donné son feu vert, alors qu'il avait clairement exprimé jusqu'à présent sa préférence pour Lufthansa.

Un porte-parole des repreneurs d'Alitalia s'est refusé à tout commentaire à ce sujet.

Selon la presse, qui présente cet accord comme acquis, le groupe franco-néerlandais devrait débourser environ 300 millions d'euros pour prendre 25% de la compagnie italienne.

Le groupe Air France-KLM s'est contenté d'indiquer que les deux parties "continuaient à travailler" mais selon une source proche du dossier, le conseil d'administration doit se réunir vendredi pour approuver l'achat de cette part.

Alitalia réunira son conseil au cours des jours qui suivront, selon une source financière italienne. D'après la presse, cela devrait être lundi.

Ironie du sort, le Cavaliere, qui avait contribué à torpiller l'offre de rachat d'Alitalia par Air France-KLM au printemps avant de lancer un appel aux patrons italiens pour qu'ils sauvent la compagnie de la faillite et en défendent l'"italianité", va donc voir revenir les franco-néerlandais dans le jeu.

Alitalia et Air France-KLM, partenaires au sein de l'alliance SkyTeam, ont tissé des liens étroits depuis le début des années 2000.

Sur le plan politique, M. Berlusconi va devoir gérer la colère de son allié, la Ligue du Nord, opposée à un accord avec Air France-KLM car il signe, selon elle, l'arrêt de mort de l'aéroport de Milan-Malpensa au profit de Rome-Fiumicino, Air France-KLM n'étant pas favorable à une stratégie fondée sur plusieurs "hubs".

Son chef, Umberto Bossi, qui a rencontré M. Berlusconi jeudi après-midi, pourrait réclamer en compensation une libéralisation des droits sur les créneaux internationaux depuis Milan au profit notamment de Lufthansa, qui doit lancer en février une filiale pour desservir plusieurs villes européennes depuis la capitale économique du nord de la Péninsule.

Après des mois de négociations tendues avec les syndicats, le plan de reprise entraînant 3.250 suppressions de postes, les activités de transport de passagers d'Alitalia ont été rachetées en décembre pour 1,052 milliard d'euros par un consortium de patrons italiens qui les a fusionnées avec Air One, afin de former une nouvelle compagnie au réseau allégé qui sera opérationnelle le 13 janvier.

Un mouvement de protestation du personnel chargé du nettoyage des avions et des bagages a entraîné l'annulation de 114 vols jeudi à Rome-Fiumicino.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.