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Intenses négociations au Caire pour un cessez-le-feu

En dépit des rumeurs optimistes qui ont circulé dans la journée, le négociateur du Hamas au Caire (photo) a simplement déclaré avoir fait valoir son point de vue auprès de l'Égypte. Jeudi, le négociateur israélien doit se rendre sur place.

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AFP - L'Egypte a affirmé mercredi avoir obtenu l'aval du Hamas à son plan, ce que le mouvement islamiste palestinien n'a pas confirmé, disant attendre la réponse d'Israël à sa "vision", alors que le bilan de la guerre a dépassé les 1.000 morts.

"Nous avons eu l'accord du Hamas et attendons la réponse d'Israël", dont l'émissaire est attendu jeudi au Caire, a affirmé à l'AFP un responsable diplomatique, qui a requis l'anonymat. "Nous allons voir (ce qu'il va se passer) quand Amos Gilad va venir", a-t-il ajouté.

Le principal négociateur israélien, le général de réserve Amos Gilad, doit retrouver le chef des services de renseignements égyptiens, le général Omar Souleimane, l'homme clé des négociations.

Auparavant, un haut responsable égyptien cité par l'agence officielle Mena avait affirmé que le Hamas avait "réagi favorablement aux efforts égyptiens pour mettre fin à l'effusion de sang palestinien au cours des pourparlers" tenus au Caire "ces trois derniers jours".

La Maison Blanche a exprimé son scepticisme face aux informations sur l'acceptation du plan égyptien par le Hamas.

Le Hamas, dont deux responsables du bureau politique en exil à Damas et trois membres de "l'intérieur" venus de Gaza ont participé à un nouveau round de discussions avec M. Souleimane, s'est pour sa part refusé à dire clairement s'il acceptait le plan égyptien.

Le Hamas "ne demande pas l'amendement des grandes lignes" du plan de l'Egypte mais a présenté sa vision "dans les détails", a affirmé dans la soirée lors d'une conférence de presse l'un de ses dirigeants Salah al-Bardawil.

Le Hamas n'a "pas de divergences avec l'Egypte, qui agit comme médiateur" dans les discussions indirectes avec Israël, a-t-il cependant souligné.

D'après un haut responsable égyptien interrogé par l'AFP mardi, Israël "paraît désormais acquis" au plan annoncé il y a une semaine par le président Hosni Moubarak.

A Ramallah, où il s'est rendu après avoir rencontré M. Moubarak et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon au Caire, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a jugé que la perspective d'une cessation des hostilités se rapprochait.

"Nous sommes très proches d'un accord mais il reste encore beaucoup de travail", a-t-il dit.

Selon le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, qui a multiplié les contacts diplomatiques dans la journée, le plan égyptien prévoit d'abord "un cessez-le-feu immédiat" entre Israël et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et "l'acception du retrait" de l'armée israélienne de ce territoire.

Il a aussi insisté, en deuxième étape, sur la réouverture "des points de passage" entre l'enclave palestinienne et Israël ainsi que l'Egypte, sans exclure la présence de forces ou d'observateurs étrangers.

"C'est une question qui nécessite certaines mesures concernant les parties qui doivent se trouver sur les points de passage" et de savoir "si la présence d'autres parties est nécessaire", a-t-il dit.

A cet égard, la Turquie est prête à participer à une mission d'observateurs le long de la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza, a annoncé mercredi à l'AFP une source gouvernementale de haut rang à Ankara. "L'une des composantes du plan est une mission de surveillance qui garantira la sécurité aux points de passage", a-t-elle déclaré.

M. Ban, qui a débuté par l'Egypte une tournée au Proche-Orient, a estimé qu'il "n'y avait pas de temps à perdre" pour que cesse la guerre à Gaza.

"J'exhorte les deux parties à s'arrêter maintenant, à arrêter les combats maintenant. Il n'y a pas de temps à perdre", a-t-il dit. "Je répète mon appel pour un cessez-le-feu immédiat et durable".

M. Ban a aussi appelé à la fourniture "d'une assistance humanitaire urgente" dans la bande de Gaza, où le bilan de l'offensive israélienne, entrée dans sa 19e journée mercredi, atteint 1.013 morts, dont 315 enfants et 100 femmes.


 

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