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Wall Street se reprend après sa chute de mardi

Après avoir chuté de près de 4% lors de la séance de mardi, le Dow Jones a repris 3,51%, tiré par la hausse des valeurs financières. Paris et Londres reculent en revanche respectivement de 0,67% et 0,77%.

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AFP - Wall Street a pratiquement effacé mercredi sa chute de la veille, prenant à nouveau à contre-pied les marchés mondiaux, tandis que se précisait le plan de relance économique de l'administration Obama au lendemain de l'investiture du nouveau président américain.

L'indice Dow Jones, qui avait plongé de 4,01% mardi du fait de l'inquiétude entourant les valeurs financières, a repris 3,51%, de même que Francfort qui a progressé de 0,50%. Mais Paris a reculé de 0,67% et Londres de 0,77%. En Asie, les Bourses ont fini en net recul, Hong Kong cédant 2,90%, Tokyo 2% et Shanghai 0,46%.

La grande Bourse new-yorkaise a profité d'un rebond spectaculaire des valeurs bancaires et de résultats financiers meilleurs que prévu, notamment chez le géant de l'informatique IBM.

Au premier jour de travail de la nouvelle administration américaine, le secrétaire au Trésor choisi par Barack Obama, Timothy Geithner, s'est engagé à combattre avec "force" et "rapidité" la récession.

M. Geithner sera chargé de piloter le plan de relance de l'économie de 825 milliards de dollars actuellement en discussion entre l'administration et le Congrès.

Devant la commission des Finances du Sénat, M. Geithner a toutefois reconnu qu'il n'avait pas encore de plan prêt pour régler les difficultés des banques. "Nous espérons venir assez vite avec un plan complet", a-t-il dit en ajoutant qu'il ne pouvait donner de "détails précis".

Il a défendu la nécessité d'une réforme du système financier, "afin que l'économie américaine et l'économie mondiale ne soient jamais confrontées à nouveau à une crise d'une telle gravité".

Témoin, le Produit intérieur brut (PIB) de l'Allemagne, première économie européenne, devrait reculer de 2,25% cette année, selon le gouvernement.

Le patron du fonds public allemand d'aide au secteur bancaire (Soffin), Günther Merl, a démissionné de son poste quelques mois seulement après sa nomination. Selon la presse, il aurait eu des divergences avec le gouvernement à propos du fonds qui aide à recapitaliser les établissements en difficultés et à garantir les prêts interbancaires.

De leur côté, les finances publiques britanniques se sont fortement dégradées en décembre, avec un déficit de 44,2 milliards de livres (48 mds EUR) très supérieur aux 17,8 milliards de livres prévus par les économistes.

Le taux de chômage britannique est monté à 6,1% sur les trois mois achevés en novembre, au plus haut depuis 1999.

Dans ce contexte, les marchés doutent du succès du nouveau plan de sauvetage bancaire britannique qui doit protéger les banques contre leurs actifs toxiques. La livre sterling restait considérablement affaiblie touchant un nouveau plus bas face au billet vert, depuis juin 2001, à 1,3716 dollar.

"Le coût du nouveau plan de sauvetage (des banques) entraîne les investisseurs à parier que la Grande-Bretagne perdra sa note maximale +AAA+", a estimé le stratégiste de NAB Capital, John Kyriakopoulos.

Elle serait alors dans la même situation que l'Espagne et le Portugal, dont  l'agence Standard and Poor's a abaissé la note.

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a estimé que les banques françaises restaient "globalement rentables" et que la nouvelle tranche de recapitalisation annoncée par le gouvernement est plutôt préventive.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, s'est voulu plutôt rassurant sur la zone euro qui, selon lui, n'est pas menacée de déflation, à savoir d'une baisse généralisée des prix préjudiciable à l'économie.
  

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