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ÉTATS-UNIS - RECHERCHE

Un essai sur les cellules souches embryonnaires autorisé

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Les États-Unis ont autorisé le premier essai clinique de thérapie humaine utilisant des cellules souches embryonnaires. Cette décision intervient moins de trois jours après le départ du président George W. Bush, qui y était opposé.

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AFP - La société de biotechnologies américaine Geron Corporation a annoncé vendredi avoir obtenu l'autorisation de lancer le premier essai sur l'homme d'une thérapie utilisant des cellules souches embryonnaires.

Cet essai concernera des patients paralysés à la suite de lésions de la moelle épinière.

Dans un communiqué, la firme californienne a indiqué que la FDA, l'agence américaine des médicaments, avait donné son accord pour un essai de phase I appelé GRNOPC1. Un essai de phase I est conduit sur un petit nombre de patients afin de montrer la bonne tolérance pour l'homme d'une thérapie innovante.

"L'accord permet à Geron de lancer la première étude au monde sur l'homme utilisant une thérapie basée sur l'utilisation de cellules souches embryonnaires humaines", a indiqué la société.

L'annonce de la compagnie n'était pas confirmée sur le site internet de la FDA vendredi matin.

L'objectif de l'essai GRNOPC1 est d'injecter sur des volontaires paralysés des cellules dérivées de cellules souches embryonnaires humaines, dans l'espoir qu'elle puissent régénérer les cellules nerveuses endommagées et, potentiellement, permettre à la personne paralysée de retrouver la sensibilité et la faculté de mouvement.

La société a indiqué qu'elle avait soumis à la FDA un dossier de 21.000 pages pour appuyer sa demande d'autorisation, arguant que la thérapie avait montré son efficacité sur des souris et des rats.

Les cellules souches embryonnaires sont les seules cellules souches à avoir la capacité de se développer en n'importe quel type de cellules (elles sont pluripotentes).

La principale difficulté pour les chercheurs est d'obtenir que les cellules souches embryonnaires "se différencient" pour devenir les cellules qu'ils souhaitent obtenir, sans risquer de se transformer en cellules indésirables comme des tumeurs.

Leur utilisation soulève en outre des questions éthiques car elles sont prélevées sur l'embryon au premier stade de son développement (blastocyte), entraînant sa destruction.

L'annonce de Geron intervient moins de trois jours après le départ de la Maison Blanche de George W. Bush qui était opposé à la recherche sur les cellules souches embryonnaires.
  

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