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ISLANDE

Les sociaux-démocrates arrivent au pouvoir

2 min

Après l'annonce, lundi, de la démission du gouvernement, le président islandais Olafur Ragnar Grimsson a chargé Ingibjorg Gisladottir, dirigeante du Parti social-démocrate, de former une nouvelle équipe à la tête du pays.

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Reuters - Le président islandais Olafur Ragnar Grimsson a chargé mardi la dirigeante sociale-démocrate Ingibjorg Gisladottir de former le nouveau gouvernement. Gisladottir était ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement sortant, qui n'a pas survécu à la crise financière et économique.

 

"J'ai décidé de demander aux dirigeants de l'Alliance sociale-démocrate et du Parti de la Gauche et des Verts (NDLR, actuellement dans l'opposition) d'engager des discussions sur la formation d'un nouveau gouvernement minoritaire (...) Je donne par conséquent mandat à Ingibjorg Gisladottir pour qu'elle conduise ces discussions", a-t-il dit à la presse.

 

Les sociaux-démocrates étaient jusque là associés au Parti de l'indépendance du Premier ministre Geir Haarde, qui a remis sa démission lundi face à la montée du mécontentement de la population islandaise. Le chef de l'Etat a estimé que la mise en oeuvre d'un gouvernement d'union nationale n'était pas réaliste dans les circonstances présentes.

 

"La formation d'un gouvernement d'union nationale prendrait beaucoup de temps et je crois qu'il est essentiel qu'un gouvernement viable puisse fonctionner dès que possible", a-t-il dit. Le nouveau Premier ministre désigné a dit espérer boucler ses consultations d'ici le week-end.

 

Deuxième force politique du pays, les sociaux-démocrates de la SDA disposent de 18 des 63 sièges de l'Althingh, le Parlement islandais. Le Parti de la Gauche et des Verts compte neuf élus et le Parti progressiste, qui pourrait soutenir la future coalition, dispose de sept députés. Le Parti de l'Indépendance a, lui, 25 élus. Longtemps classée parmi les pays les plus riches de la planète, l'Islande a vu son économie s'effondrer du fait de la crise financière et du blocage du marché du crédit qui a précipité en octobre la chute de son système bancaire et de sa devise, la couronne.

 

Le produit intérieur brut de l'île devrait fondre de 9,6% en 2009. Le chômage devrait s'établir à la fin de l'année à 7,8% de la population active et poursuivre sa progression en 2010. L'inflation qui a suivi le dévissage de la couronne dépasserait
les 13%.
 

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