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MADAGASCAR

L'opposition reste mobilisée, le bilan s'alourdit

3 min

Alors que plusieurs milliers de Malgaches ont de nouveau envahi les rues d'Antananarivo, le chef de l'État a accusé le maire de la capitale d'être "l'initiateur des troubles" qui ont provoqué la mort de 80 personnes, selon Paris.

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AFP - Au moins 68 personnes sont mortes à Madagascar depuis lundi lors d'émeutes et de pillages liées aux manifestations appelées par le maire de la capitale contre le régime, a indiqué mercredi à l'AFP un haut responsable de la gendarmerie malgache.

Mais à Paris sur la chaîne de télévision privée LCI, le secrétaire d'Etat français à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, a fait état de 80 morts.

"Il y a maintenant plus de 80 morts en quelques jours, donc la situation est très préoccupante", a déclaré M. Joyandet.

Le haut responsable de la gendarmerie malgache a toutefois indiqué que le calme était revenu. "Ce soir, la situation est calme dans le pays", a dit ce dirigeant s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Selon lui, la majorité des victimes est morte lundi et dans la nuit de lundi à mardi.

Selon son décompte, dans la capitale, 42 personnes ont péri, dont 30 -contre 25 annoncé précédemment- dans l'incendie d'un centre d'achats dont la toiture s'est effondrée sur des pillards.

A Toliara, sur la côte sud-ouest de l'île, les forces de l'odre ont recensé 16 morts, dont 11 victimes d'une "électrocution", indique ce haut responsable qui n'a pas fourni de précision sur les causes de cette électrocution.

Des troubles ont également fait 4 morts à Antsirabe, 2 à Fianarantsoa (centre), 2 à Toamasina (côte est), 1 à Sambava (côte nord-est) et 1 à Mahajanga (côte ouest), a-t-il ajouté.

"Il y a un couvre-feu dans toutes les régions soit-disant chaudes", a indiqué ce responsable sans les nommer. Cette mesure a été décrétée par les autorités locales, selon lui.

M. Joyandet a indiqué que "tout était possible dans ce genre de situation car il y a beaucoup de manifestants, plusieurs de dizaines de milliers", en se disant "préoccupé" notamment pour la sécurité des quelque 20.000 Français installés dans cette ancienne colonie française.

Le président Ravalomanana a accusé mercredi auprès de l'AFP le maire d'être "l'initiateur des troubles", en ayant visité les locaux de la radio nationale malgache, incendiés par des émeutiers lundi.

Les deux hommes entretiennent des rapports tendus depuis l'élection du maire en décembre 2007 comme candidat indépendant.

Le bras de fer s'est nettement durci depuis la fermeture par le gouvernement le 13 décembre 2008 de la télévision privée de M. Rajoelinau, "Viva", qui avait diffusé une interview de l'ex-président en exil Didier Ratsiraka.

"TGV", surnom du maire à Madagascar, fustige aussi l'absence de liberté d'expression et de démocratie dans la Grande Ile et la "spoliation" des terres malgaches dans un colossal projet agricole mené par le Sud-Coréen Daewoo.

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