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Benoît Hamon : "Ça risque de se durcir"

Benoît Hamon, député européen et porte-parole du Parti socialiste (PS), estime que le mouvement social lancé le 29 janvier pourrait se durcir si le gouvernement campe sur ses positions.

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FRANCE 24 - Qu’est-ce que vous attendez du président Nicolas Sarkozy à l’issue du mouvement de grève du 29 janvier ?

  

Benoît Hamon - Il semble qu’il ne faille pas attendre grand-chose de cette mobilisation puisque [le Premier ministre] François Fillon a affirmé que le gouvernement conserverait le cap de ses réformes et que Nicolas Sarkozy a dit, lors de ses vœux, qu’il ne changerait rien à sa politique. A chaque fois qu’un mécontentement s’exprime, le réflexe de ce gouvernement est de le faire taire plutôt que d’y répondre. On sera toujours dans le système de verrouillage qui est celui de ce pouvoir, ce que je regrette. S’il faut que des centaines de milliers de gens se mobilisent pour comprendre que cela ne va pas bien dans ce pays, c'est grave. Les gens doivent sacrifier une journée de paie pour pouvoir dire que ça va mal. Ce qui est préoccupant, c’est l’entêtement, l’obstination.

 

 

FRANCE 24 - Pensez-vous que le mouvement pourrait se durcir en l’absence de réponse du gouvernement ?

 

Benoît Hamon - Sans dialogue, et si on continue à avoir des réponses comme celle de Frédéric Lefebvre [porte-parole de l’UMP], qui veut que les syndicalistes puissent moins bien faire leur travail et qu’ils soient restreints dans leurs droits, je pense que ça risque de se durcir. Mais le responsable de cette situation aujourd’hui, c’est le gouvernement. Il ne faut pas chercher  midi à 14 heures. Aujourd’hui dans la rue, on va se retrouver avec des catégories de gens qui ont tous demandé qu’un dialogue s’instaure. Or il n’y a pas de dialogue, rien ne change, rien ne bouge. Pourtant le gouvernement dit qu’il est sur le terrain, qu’il s’attaque aux dividendes des banquiers… La vérité, c’est qu’aujourd’hui on crée du déficit pour remettre le système financier sur pied, mais pas pour répondre à la crise sociale et à la crise économique. La crise financière préoccupe le président de la République, ainsi que le sort de ses amis du Fouquet's. Le reste, cela l’intéresse manifestement beaucoup moins.
 

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