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PAKISTAN

Les écoles de filles, cibles privilégiées des Taliban

2 min

Avant l'arrivée des Taliban, la vallée de Swat était une destination touristique convoitée. Aujourd'hui, les insurgés y font régner la terreur en s'en prenant aux écoles de filles. Malgré l'important déploiement des forces de l'ordre.

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Il y a encore un an, la vallée de Swat passait pour le site touristique le plus prisé du Pakistan. C’était juste avant l’arrivée massive de groupes talibans. Depuis, les insurgés ont imposé leurs règles. Parmi elles : la déscolarisation des filles.


De menaces en ultimatum, les Taliban ont imposé la terreur et auront bientôt détruit toutes les écoles de filles de la région. Un fragment de tableau noir et une nuée de petits garçons jouant sur les ruines de leurs classes, voilà tout ce qui reste de l’école communale de Qambar, un des villages de la vallée de Swat.


Les Taliban avaient prévenu : toutes les écoles qui accueilleront des filles à la rentrée des vacances d’hiver seront détruites à l’explosif. Au total, ce sont près de 180 établissements qui ont disparu en moins d’un an. Dans tout le Pakistan et jusqu’à dans la capitale, les voix s’élèvent.


"Zardari, où étais-tu quand nous avions besoin de toi ?"


Pendant que les mères et les filles se terrent les pères défilent en interpellant le gouvernement et le président pakistanais : "Azif Ali Zardari, où étais-tu quand nous avions besoin de toi. Qu’as-tu fait quand nous avions besoin de toi. Qu’as-tu fait pour nous ?" s'insurgent les manifestants.


Mais la contestation reste lettre morte. Malgré nos recherches, une seule lycéenne de la vallée de Swat a accepté de nous parler, mais à la stricte condition que nous ne filmions pas son visage et que l’interview se déroule loin de chez elle.


"La destruction de nos écoles par les Taliban est une injustice. Nous sommes des filles mais bon sang et alors ! Nous avons droit à l’éducation." Un droit inscrit dans la Constitution pakistanaise mais qui ne résiste pas à la terreur.


"Bien sûr que nous sommes terrifiées, mais si nous n’allons plus à l’école, qu’est-ce qu’on va faire de nos vies ? Qu’est-ce qu’on va faire dans la société et pour notre pays ? Nos vies seront tout simplement ruinées !"


En réaction aux attaques des Taliban, l’état pakistanais a promis d’envoyer un peu plus de soldats et de policiers. Déjà nombreuses dans la vallée de Swat, les forces de l’ordre se sont montrées jusqu’à ce jour incapables de protéger le chemin des écolières.

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