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BANDE DESSINÉE - FESTIVAL

Angoulême honore Blutch et la jeune génération

3 min

Le dessinateur et scénariste Blutch a remporté le Grand prix du Festival de BD d’Angoulême tandis que le prix du meilleur album 2009 a été attribué à Winshluss pour "Pinocchio". Point commun : de petites structures publient leur travail.

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AFP - Le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (FIBD) a consacré dimanche le dessinateur et scénariste Blutch, Grand prix de la Ville d'Angoulême 2009, et la jeune génération d'auteurs de BD français.

De son vrai nom Christian Hincker, Blutch, 41 ans, est diplômé des Arts décoratifs de Strasbourg. Issu, comme de nombreux dessinateurs, de la BD indépendante, il est notamment l'auteur de "C'était le bonheur" et d'albums thématiques au graphisme expressionniste comme "La volupté", qui bousculent les codes habituels de la BD.

Blutch a également reçu dimanche l'un des prix Essentiels du festival pour le tome 2 du "Petit Christian", dans lequel il raconte son enfance.

La nouvelle génération d'auteurs a encore été récompensée avec le prix du meilleur album 2009 attribué à Winshluss pour "Pinocchio".

Sous son vrai nom, Vincent Paronnaud, Winshluss a obtenu en 2007 le Prix spécial du festival de Cannes comme co-réalisateur du film "Persépolis", adaptation au cinéma du récit de l'Iranienne Marjane Satrapi, qui lui a remis son prix dimanche. Une exposition lui était consacrée cette année à Angoulême.

"Pinocchio" est une variation pleine d'innovations et d'audaces graphiques représentative de l'apport de jeunes auteurs à la BD depuis une dizaine d'années.

Au-delà de la consécration d'une génération, le palmarès 2009 offre un équilibre entre les styles, mais aussi les grandes et petites maisons d'édition. Les deux principales récompenses vont à deux auteurs, Winshluss et Blutch, publiés notamment par des petites structures --Les requins marteaux et L'association--, qui privilégient l'innovation graphique.

Mais des styles plus classiques ont également été récompensés, avec "Le journal d'un ingénu" (Dupuis) dans lequel Emile Bravo raconte l'adolescence de Spirou, personnage mythique de la BD franco-belge, ou "Lulu femme nue" (Futuropolis) d'Etienne Davodeau, sur la fugue d'une femme de 40 ans.

L'Anglaise Posy Simmonds, dessinatrice vedette du Guardian, figure au palmarès avec "Tamara Drewe" (Denoël Graphic), une étude de la société britannique contemporaine dans le style "roman graphique". Bastien Vivès décroche le prix de la révélation pour "Le goût du chlore", une histoire très visuelle d'amour et de piscine, chez Casterman.

Le prix du public est enfin allé à "Mon gras et moi" (Diantre) de Gally, récit autobiographique d'une jeune femme tracassée par son poids.

A l'issue d'une édition 2009 sous le soleil, les organisateurs du festival ont tiré un bilan positif en terme de fréquentation, la journée de grève de jeudi n'ayant pas, selon eux, découragé les visiteurs. La manifestation, ont-ils souligné, a notamment enregistré samedi l'une des meilleures journées de son histoire.

"Le festival donne à voir l'ensemble de la bande dessinée dans une synthèse un peu délicate", a affirmé le délégué général du FIBD François Bondoux, en soulignant "l'engagement très volontariste" des collectivités locales "à l'heure où les budgets sont très difficiles à boucler".

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