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PAKISTAN

Abdul Qadeer Khan, "le père de la bombe atomique" libéré

2 min

La justice pakistanaise a ordonné la libération d'Abdul Qadeer Khan, surnommé le "père de la bombe atomique". Il était en résidence surveillée depuis 5 ans après avoir reconnu s'être livré à des activités de prolifération nucléaire.

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AFP - La justice pakistanaise a ordonné vendredi la libération du scientifique Abdul Qadeer Khan, le père de la bombe atomique au Pakistan, qui vit depuis cinq ans en résidence surveillée après avoir reconnu s'être livré à des activités de prolifération nucléaire.

"Le demandeur (M. Khan) est déclaré citoyen libre", selon un arrêt de la Haute cour d'Islamabad, la capitale pakistanaise.

Le président de cette juridiction, Sardar Mohammad Aslam, avait reçu vendredi en audience à huis clos les avocats de A.Q. Khan et ceux du gouvernement pakistanais.

Le scientifique a immédiatement remercié le président pakistanais Asif Ali Zardari et le Premier ministre Yousuf Raza Gilani, depuis sa résidence d'Islamabad. "Compte tenu ce qui m'a été dit, je pourrai me rendre n'importe où au Pakistan, sans aucune restriction, entouré des mesures de sécurité dont je disposais précédemment", a-t-il dit à des journalistes.

"Si je veux voyager à l'étranger, je demanderai la permission du gouvernement", a-t-il toutefois précisé.

M. Khan était placé en résidence surveillée au Pakistan depuis février 2004, losrqu'il avait admis à la télévision avoir conduit des activités de prolifération nucléaire en vendant la technologie pakistanaise à des pays étrangers comme la Libye, l'Iran et la Corée du Nord.

Il était toutefois revenu par la suite sur ses déclarations.

Cette décision de justice intervient trois semaines après l'annonce par le département d'Etat américain de l'imposition de sanctions à l'encontre d'une douzaine de personnes et d'entreprises liées à M. Khan.

"Nous pensons que le réseau de A.Q. Khan n'est plus en état de fonctionnement, mais les pays devraient rester vigilants et s'assurer que les associés de A.Q. Khan et ceux qui cherchent à se livrer à des activités similaires de prolifération, ne deviennent pas une source future d'informations ou d'équipements nucléaires sensibles", avait alors expliqué la diplomatie américaine.

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