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Sarkozy n'a pas convaincu les syndicats

L'intervention radiotélévisée du président français a suscité de nombreuses critiques des syndicats et dans l'opposition. La CGT entend poursuivre la mobilisation qui a donné lieu, le 29 janvier, à d'importantes manifestations en France.

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Le grand oral de Nicolas Sarkozy, le premier depuis le début de la crise économique mondial, n’a pas fait mouche auprès des syndicats, malgré l’annonce d’une réunion avec les partenaires sociaux, le 18 février, et diverses "pistes de réflexion" en faveur du pouvoir d’achat des classes moyennes. 

 

L’allocution du président faisait office de test, les organisations syndicales ayant décidé de déterminer des suites à donner à la journée de mobilisation du 29 janvier en fonction de ses éventuelles annonces en faveur du pouvoir d’achat et de l’emploi. Test apparemment raté, au regard de la réaction des responsables syndicaux : "Il n’y a pas eu d’annonces concrètes et immédiates", a regretté Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière. Pour Bernard Van Craeynest, de la CFE-CGC, Nicolas Sarkozy "cherche à gagner du temps". Vendredi matin, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a d’ailleurs annoncé sa détermination à "poursuivre la mobilisation", dans une interview accordée à la radio Europe 1. "On reste dans le flou", a-t-il ajouté.

 

Le président s’est pourtant engagé en faveur d’une aide aux classes moyennes. "Nous avons mobilisé des moyens importants pour sauver les banques et, pour l’instant, cela n’a pas coûté un centime d’euro aux Français. À la fin de l’année 2009, l’argent prêté aux banques […] rapportera au budget de l’Etat 1,4 milliard d’euros que j’utiliserai pour financer des mesures sociales." Il a également évoqué "plusieurs pistes", notamment la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu, l’augmentation des allocations familiales et une meilleure indemnisation du chômage partiel.


"Des ouvertures intéressantes", a estimé la CFDT dans un communiqué. Mais, selon le syndicat, elles "nécessitent de maintenir la pression pour obtenir des avancées pour les salariés".

 

 

 

 

Suppression de la taxe professionnelle en 2010


Autre cheval de bataille de Nicolas Sarkozy : la lutte contre la délocalisation des entreprises. Dans ce sens, il a annoncé la suppression de la taxe professionnelle en 2010, risquant ainsi de se frotter au courroux des collectivités locales et provoquant de vives critiques au sein de l’opposition. "Sarkozy désigne comme boucs émissaires les collectivités locales, à qui il supprime leurs ressources […] sans évidemment proposer une réforme de la fiscalité locale, ni de compensation financière digne de ce nom", s’est indigné Jean-Paul Huchon, président PS du conseil régional d’Ile de France.

 

 



L’intervention de Nicolas Sarkozy a duré plus d’une heure et demi. La situation dans l’archipel antillais n’a pas été évoquée, au grand dam de Victorin Lurel, président du conseil régional de Guadeloupe. L'île est paralysée depuis 18 jours par une grève générale, imitée depuis hier par la Martinique. Ces deux départements d’outre-mer réclament, entre autre, une améliorations des conditions de vie, la baisse des prix de tous les produits de première nécessité, des impôts et des taxes.
 

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