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EUTHANASIE

L'Italie sous le choc de la mort d'Eluana

2 min

Eluana Englaro, dans le coma depuis 17 ans, est morte lundi. Son cas divisait le pays au sujet de l'euthanasie. Lors de l'annonce de son décès, le Sénat se réunissait pour examiner un projet de loi empêchant la mort de la jeune femme.

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AFP - Eluana Englaro, la jeune femme en coma végétatif depuis 17 ans, est décédée, a annoncé lundi le ministre italien de la Santé Maurizio Sacconi au sénateurs réunis pour examiner un projet de loi destiné à empêcher l'arrêt de l'alimentation de la jeune femme, autorisé par la justice.

Les sénateurs ont observé une minute de silence à la mémoire d'Eluana Englaro, 38 ans, décédée peu après 2O heures lundi soir un peu plus de trois jours après l'arrêt de son alimentation et de son hydratation, beaucoup plus rapidement que ses médecins ne le laissaient prévoir.

Le Sénat italien était réuni en session d'urgence pour examiner un projet de loi présenté en urgence par le gouvernement de Silvio Berlusconi pour empêcher la mort de la jeune Italienne.

"Que le Seigneur l'accueille et pardonne à ceux qui l'ont conduit là", a commenté à l'agence Ansa le "ministre de la Santé" du Vatican, Javier Lozano Barragan. L'Eglise catholique avait jeté tout son poids dans la bataille pour empêcher ce qu'elle considérait comme une euthanasie et un homicide.

Le père d'Eluana, Beppino, qui se battait depuis des années pour le droit de mourir de sa fille a été informé de son décès et a demandé à pouvoir se recueillir seul avant de réagir, a indiqué la chaîne de TV en continu SKY TG24.

Le président du Conseil Silvio Berlusconi a appris "avec une profonde douleur" la mort d'Eluana, selon les médias italiens.

"L'amertume est grande que l'action du gouvernement n'ait pu sauver une vie", a déclaré aux journalistes M. Berlusconi, qui avait depuis vendredi dernier mené une action tous azimuts pour tenter d'empêcher l'application de la décision de la cour de Cassation autorisant la fin de l'alimentation d'Eluana.

La famille de la jeune femme avait obtenu de la plus haute juridiction italienne en décembre dernier l'autorisation de la laisser mourir. Les médecins avaient cessé vendredi dernier de l'alimenter et de l'hydrater pour ne plus lui administrer que des sédatifs destinés à lui épargner des souffrances.

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