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EMPLOI

Près de 1 200 postes en sursis pour la Fnac et Conforama

3 min

La Fnac et Conforama (groupe PPR), qui subissent de plein fouet une baisse de la consommation, ont annoncé des "plans d'économie". Les deux sociétés pourraient respectivement supprimer 400 et 800 postes en France.

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AFP - Les enseignes Fnac et Conforama, touchées par la baisse de la consommation en France en raison de la crise, ont annoncé mercredi des "plans d'économies" qui pourraient se traduire au total par la suppression de 1.200 postes dans l'hexagone, sans passer par des licenciements économiques.

Dans deux communiqués séparés, les sociétés appartenant au groupe de luxe et de distribution PPR, ont annoncé des "plans d'économies" de 50 millions d'euros pour Conforama et de 35 millions pour la Fnac, qui pourraient concerner 800 postes pour le premier et 400 pour le second.

Le plan à la Fnac s'étale sur trois ans, il "pourrait avoir un impact sur les effectifs et concerner 400 postes en France, soit 3,4% des effectifs".

"L'année dernière a été une année de gros profits pour l'actionnaire PPR, mais dès que l'activité baisse, la réaction est de s'en prendre à l'emploi, c'est un problème éthique", a déploré André Chapuis (CGT), en précisant que les suppressions de postes à la Fnac se répartissaient entre les magasins parisiens (200 postes), la province (150) et le siège (50).

La société a souligné avoir "pour objectif d’éviter tout licenciement et se donne 18 mois pour proposer un emploi à tous, grâce à la mobilité interne (une centaine de postes sont d’ores et déjà ouverts)", mais aussi au développement de nouvelles activités.

Les mesures d’économies du plan toucheront tous les secteurs, des loyers aux investissements opérationnels.

La Fnac est le premier groupe de PPR par le chiffre d'affaires, devant le spécialiste de la vente à distance Redcats (La Redoute), Conforama, le conglomérat CFAO, l'équipementier sportif Puma et le groupe de luxe Gucci Group.

En octobre, l'enseigne avait écarté tout risque de plan social, alors que la Redoute venait d'annoncer 672 suppressions d'emplois.

Conforama, qui a annoncé fin 2008 la suppression d'un quart de ses effectifs en Italie en raison de la crise, a annoncé de son côté qu'il allait "poursuivre le gel des embauches et le non remplacement systématique des départs", en offrant aux salariés concernés opportunités de reclassement interne et de départs volontaires.

Le groupe a invoqué une dégradation du "contexte", tout en rappelant que "depuis plusieurs années, l'enseigne a perdu des parts de marché dans l'Hexagone".

Le numéro un mondial de l'ameublement qui emploie en moyenne 10.000 personnes en France vient ainsi de céder sa première place de distribution de meubles en France au groupe suédois Ikea, selon la Fédération française de l'ameublement.

Son chiffre d'affaires a reculé de 4,2% en 2008 et la chute s'est accentuée au quatrième trimestre (-8,3%), a ajouté Conforama.

PPR doit publier ses résultats jeudi.

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