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Des menaces de mort envoyées à Sarkozy et à plusieurs ministres

Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur les courriers de menaces de mort, accompagnés d'une balle, adressés au président Sarkozy ainsi qu'à neuf ministres, élus ou responsables de l'UMP.

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AFP - Des lettres de menaces de mort, accompagnées chacune d'une balle de calibre 9 mm ou 38, ont été adressées ces derniers jours par un ou des inconnus à Nicolas Sarkozy et neuf ministres, élus ou responsables de l'UMP.

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet antiterroriste de Paris sur ces courriers de menaces reçus notamment par les ministres de la Justice Rachida Dati, de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, de la Culture Christine Albanel, ainsi que le maire UMP de Bordeaux et ancien Premier ministre Alain Juppé, qui s'est déclaré "tout a fait serein". Le sénateurs UMP de Lozère Jacques Blanc et le sénateur-maire UMP de Béziers Raymond Couderc avaient déjà reçu auparavant de tels envois.

Tous les personnes menacées ont reçu une lettre identique dactylographiée sur un papier blanc, sans entête, logo ni signature, a précisé le parquet en évoquant des propos "décousus". Une lettre, qu'un journaliste de l'AFP a pu consulter, contient de nombreuses fautes d'orthographes et des propos injurieux, affirmant que les destinataires ne sont "que des morts en sursis, mais des morts verrouillés".

Selon l'un des destinataires, joint par l'AFP, le courrier se trouvait dans une enveloppe kraft, contenant une enveloppe blanche et la balle.

Dix personnalités de droite sont citées dans ces courriers, accompagnés selon les cas d'une balle de 9 mm ou de calibre 38, deux munitions de taille très proche. Parmi elles figuraient le député des Hauts-de-Seine, porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, le député du Nord UMP Christian Vanneste et le maire UMP de Perpignan, Jean-Paul Alduy. On ignoraient s'ils avaient reçu les lettres.

"Ministres, députés, sénateurs, pourvoyeurs de lois liberticides (...) vous n'êtes que des morts en sursis", proclame le courrier qui menace également "l'UMP, le Nouveau centre FN et autres collabos centristes ou socialos collabos".

"Ce courrier est le dernier. Nous faisons le black out, silence radio total", écrivent le ou les expéditeurs en évoquant en fin de lettre "10.000 combattants et une mystérieuse "cellule 34 (expéditeur courrier)".

"C'est pas la peine de me chercher, j'utilise du matériel d'occasion, vous ne me trouverez pas", ajoute encore le courrier.

Le vocabulaire utilisé "piste", "cible", "verrouillé", "silence radio total" fait penser au langage des militaires, a indiqué une source proche de l'enquête.

Quatre services de police ont été chargés de mener les investigations : la brigade criminelle, la sous-direction antiterroriste (SDAT), et les directions interrégionales de la police judiciaire de Marseille et de Bordeaux.

Certaines lettres ont été postées depuis Montpellier, Bordeaux ou Bédarieux (Hérault), selon une source policière.

L'envoi de menaces de mort est puni d'une peine d'emprisonnement allant jusqu'à 3 ans et 45.000 euros d'amende.

En juin 2006, le tribunal correctionnel de Paris a condamné un jeune homme de 31 ans à 5 mois de prison avec sursis pour des courriels menaçant le président Jacques Chirac. En novembre 2006, un homme de 27 ans avait été condamné à Avignon à 3 mois de prison avec sursis, également pour des menaces contre Jacques Chirac.
 

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