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Les fédérations PS lancent un appel au rassemblement

Face à la fronde déclenchée par certains barons du parti à la veille des élections européennes, 75 responsables de fédérations du PS ont paraphé un texte invitant les socialistes à "se rassembler" au nom de "l'unité retrouvée".

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AFP - Alors que les listes du PS pour les européennes ont relancé la fronde interne au parti, 75 responsables de fédérations départementales ont signé un texte appelant à "se rassembler" pour ne pas mettre à mal "l'unité retrouvée" des socialistes, a-t-on appris dimanche.

"Nous appelons solennellement à dépasser les déceptions individuelles et à se rassembler autour des listes adoptées par notre conseil national pour prolonger et amplifier la dynamique issue de notre unité retrouvée", déclarent les signataires de ce texte, rendu public par Christophe Borgel, secrétaire national chargé des élections et de la vie des fédérations.

Le texte est notamment paraphé par les responsables (premiers fédéraux) de certaines des principales fédérations du parti, Bouches-du-Rhône, Paris, Nord, Pas-de-Calais ou encore Hérault...

Après "les divisions du congrès de Reims", ils soulignent que ces listes ont été largement adoptées "avec 93% de voix pour" lors d'un conseil national le 28 février et qu'elles sont "marquées par le renouvellement, le non cumul des mandats, la diversité, la parité intégrale de nos futurs élus, la quasi parité de nos têtes de liste".

Ce texte entend contrer l'offensive de plusieurs barons du PS contre les choix de la direction, alors que les militants doivent se prononcer par un vote sur les listes dans quelques jours, le 12 mars.

La fronde s'est organisée autour du sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb (royaliste), mécontent pour sa part du parachutage dans le Sud-Est, sa région, du royaliste Vincent Peillon, eurodéputé royaliste sortant du Nord-Ouest.

M. Collomb a lancé une pétition qui revendiquait vendredi 600 signataires. Parmi eux, des députés, sénateurs et quatre présidents de région, François Patriat (Bourgogne), Jean-Jack Queyranne (Rhône-Alpes), Jean Yves Le Drian (Bretagne) et Jean-Paul Denanot (Limousin).

Si une liste est retoquée, la direction doit refaire une proposition, à nouveau soumise au vote des militants.

Un Conseil national doit ratifier les listes le 28 mars.

Des personnalités du parti ont dénoncé ou regretté ce week-end cette bronca contre la direction. Le député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg s'est dit "atterré", qualifiant les auteurs de la pétition "d'esprits médiocres, malveillants".

Le député PS de l'Essonne Manuel Valls, proche de Ségolène Royal, a tenté de calmer le jeu, soulignant que "c'est très difficile de faire ces listes" et que le PS était "fragile encore" depuis le congrès de Reims

"On est un peu injuste en interne" car "il y a des gens de très grande qualité qui les composent et je pense que les militants jeudi prochain doivent adopter ces listes même si je comprends les mécontentements ici ou là", a-t-il dit lors de l'émission "dimanche soir politique" sur France-Inter/i-Télé/Le Monde.
 

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