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SOUDAN - CPI

El-Béchir se rend en Érythrée malgré le mandat d'arrêt le visant

2 min

À l'invitation du chef de l'État érythréen, Omar el-Béchir est arrivé à Asmara. Il s'agit du premier voyage officiel du président soudanais depuis l'émission d'un mandat d'arrêt émis à son encontre par la Cour pénale internationale.

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AFP - Le président soudanais Omar el-Béchir est arrivé lundi à Asmara, la capitale de l'Erythrée, pour son premier voyage officiel à l'étranger depuis l'émission d'un mandat d'arrêt à son encontre par la Cour pénale internationale (CPI), a indiqué à l'AFP le porte-parole du gouvernement érythréen.

"Il est en visite pour une journée, il s'agit d'une visite très normale entre deux présidents. Il répond à une invitation du président Issaias Afeworki", a déclaré par téléphone le ministre érythréen de l'Information et porte-parole du gouvernement, Ali Abdu.

"L'Erythrée considère que la décision de la CPI est irresponsable et constitue une insulte à l'intelligence des pays africains", a-t-il ajouté.

Les deux dirigeants "se rencontrent aujourd'hui et vont discuter de questions bilatérales et régionales", a-t-il précisé.

Un mandat d'arrêt a été délivré le 4 mars contre M. Béchir par les juges de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour. Cette région de l'ouest du Soudan est déchirée depuis 2003 par une guerre civile qui a fait 300.000 morts selon l'ONU.

Le 11 mars, les médias érythréens avaient annoncé que le gouvernement de M. Afeworki avait invité officiellement le président el-Béchir à venir en visite à Asmara en signe de solidarité.

Dans une lettre au président soudanais, son homologue érythréen, Issaias Afeworki, exprimait "le soutien ferme et durable" de son pays et invitait M. Béchir à visiter Asmara "dans un proche avenir", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères érythréen.

"Les allégations de la CPI visent la souveraineté du Soudan et son intégrité territoriale", a estimé Asmara, jugeant le mandat d'arrêt "injustifié, inacceptable et futile".

L'Erythrée, comme le Soudan, entretient des relations tendues avec l'Occident, notamment avec les Etats-Unis.

Le président soudanais doit normalement se rendre au sommet de la Ligue arabe fin mars au Qatar, pays qui n'a pas signé le texte fondateur de la CPI.

Les pays arabes, comme ceux de l'Union africaine (UA), qui compte 53 Etats membres, se sont prononcés contre le mandat de la CPI. Ils ont entamé des procédures auprès du Conseil de sécurité de l'ONU pour qu'il suspende la procédure, conformément à l'article 16 sur statut de Rome qui régit le fonctionnement de la CPI.

Après la décision de la Cour, Khartoum a ordonné l'expulsion de 13 des plus importantes ONG internationales actives au Darfour, en les accusant de collaboration avec la CPI et d'espionnage.
 

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