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Face au tollé, des cadres d'AIG prêts à rendre une partie de leurs primes

Au lendemain de l’annonce du plan de reprise des "actifs toxiques" du Trésor américain, l’assureur AIG annonce qu’une partie des bonus touchés par ses dirigeants seront rendus. Soit 50 millions de dollars sur un total de 165 millions.

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L’opinion publique, choquée par une nouvelle affaire de versements de bonus en pleine crise économique, a fait reculer AIG. Chez l’assureur, qui a touché 150 milliards de dollars d’aide gouvernementale pour éviter la faillite, 15 des 20 bénéficiaires de bonus se sont engagés mardi à restituer en partie leur prime. Soit un montant de 50 millions de dollars sur un total de 165 millions.

Selon certains analystes, la proximité de cette annonce avec celle du plan du Trésor américain de reprise des "actifs toxiques" ne serait pas une coïncidence. "La fronde contre les bonus est plus menée par les politiques que par les économistes", souligne Douglas Herbert, spécialiste économie FRANCE 24. "Obama doit rallier derrière lui a la fois Wall Street et le Congrès pour s’assurer du succès de son plan."

Le plan du secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner vise à améliorer la santé financière des banques. Le gouvernement, en partenariat avec le secteur privé, rachètera les "actifs toxiques", permettant ainsi aux banques de reprendre leurs activités sur des bases saines.

 

Défiance de l'opinion


Pour Harold Hau, professeur de finances à l'école de commerce INSEAD, Geithner s’est empressé d’annoncer ce plan parce qu’"Obama a perdu en crédibilité pour s’être attelé trop tardivement à résoudre la crise".

Des mesures radicales telles que le plan Geithner (dont le montant pourrait atteindre les 1 000 milliards de dollars) pourraient aggraver la défiance de l’opinion, si celle-ci le perçoit comme un nouveau geste du gouvernement envers les grands établissements financiers.

Le tollé provoqué par le versement des bonus d’AIG transcendent les clivages politiques. Le 19 mars, la Chambre des représentants approuvait massivement (382 voix pour, 93 contre) la loi prévoyant une taxe exceptionnelle des bonus à hauteur de 90 %.

Dans le communiqué de presse du Sénat américain, le sénateur Chuck Grassley, l’un des auteurs de la loi, relevait que "l’aide des contribuables à ces entreprises était déjà un bonus en soi."

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