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Les Mahorais se prononcent sur le statut de leur île

Quelque 75 000 Mahorais sont invités à se prononcer, ce dimanche, sur la départementalisation de leur île. En cas de victoire du "oui", issue probable du référendum, Mayotte deviendrait le 101e département français.

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Un vote historique se déroule ce dimanche à Mayotte. Près de 75 000 Mahorais se rendent aux urnes pour se prononcer sur la départementalisation de l’île, où le "oui" devrait largement l’emporter.

 

A la mi-journée, 26,4 % de la population était venue voter. "Un chiffre en hausse par rapport aux scrutins précédents. Les gens sont venus voter malgré une chaleur écrasante", affirme Lucas Menget, envoyé spécial de FRANCE 24 à Mayotte.



Anticipant une victoire du "oui", les autorités locales ont d’ores et déjà dressé une scène, installé des feux d’artifice et programmé des concerts dans le centre de la capitale, Mamoudzou.

Depuis plus de 50 ans, cette petite île de l'archipel des Comores, dans l’océan Indien, aspire à devenir un département français, synonyme d’une intégration pleine et entière à la France.

 

"Depuis plusieurs décennies, la France promet aux Mahorais que leur territoire deviendra, s’ils le souhaitent, un département français. Nicolas Sarkozy avait même fait de ce référendum une promesse de campagne", rappelle Lucas Menget.

En 1974, Mayotte est en effet la seule des quatre îles de l’archipel à voter contre l’indépendance. Paris décide alors de la séparer du reste des Comores pour la conserver sous souveraineté française. Depuis, quatre référendums y ont été organisés. Tous ont confirmé la volonté des Mahorais de rester attachés à la France.


 

 

En cas de victoire du "oui", le processus de départementalisation prendra plusieurs années et ne sera pas effectif avant 2011. "Il faudra notamment que le Parlement vote une loi organique", explique Lucas Menget. Pour l’heure, l’île reste une COM (Collectivité d’outre-mer).

Ce référendum constitue l’une des dernières étapes devant mener à un ancrage définitif de ce territoire à la France. Si le statut de département est voté, Mayotte devra adopter une organisation juridique, économique et sociale se rapprochant du droit commun. Les Mahorais devront, par exemple, définitivement renoncer à la polygamie.

D’autre part, la justice rendue traditionnellement par les cadis, un mélange de droit coranique et de coutumes africaines et malgaches, sera supprimée au profit d’un système judiciaire calqué sur le modèle français.

En revanche, le système d’attribution des aides sociales françaises ne sera pas adapté immédiatement à Mayotte. Les prestations sociales seront progressivement augmentées pour atteindre d’ici une vingtaine d’années le montant de celles attribuées en métropole.

 

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