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Culture

Brejnev et Honecker ne s'embrassent plus sur l'East Side Gallery

Texte par Anne MAILLIET , , correspondante à Berlin

Dernière modification : 10/04/2009

Le "Baiser" fraternel entre Brejnev et Honecker du Russe Dimitri Vrubel, l'une des œuvres les plus célèbres de l'East Side Gallery (galerie en plein air créée en 1990 sur un pan original du Mur de Berlin), a été détruit.

Le "Baiser" fraternel d’Erich Honecker, le secrétaire général du Parti communiste est-allemand et de Léonid Brejnev, chef du Kremlin, immortalisé par l’artiste russe Dimitri Vrubel sur l'East Side Gallery, a disparu.

 

L’œuvre la plus célèbre de cette galerie en plein air créée en 1990 sur un pan original du Mur de Berlin, un an après sa chute, a été pulvérisée. Seule la légende, "Mon Dieu, aide-moi à survivre à cet amour mortel", a été épargnée. Un choc pour Vrubel, de passage à Berlin la semaine dernière.
 

A l’origine de cette destruction : le collectif d’artistes de l'East Side Gallery. La restauration des fresques s’étalant sur 1 300 mètres, prévue de longue date, passe par une refonte complète de la structure en béton. Par conséquent, toutes les peintures ont été effacées, afin de permettre à une entreprise spécialisée de procéder à l’assainissement.

"C'est maltraiter les artistes"
 

Vrubel assure qu’il n’était pas au courant. Vendredi dernier, il déclarait à la presse : "On m’a demandé de restaurer le 'Baiser', mais on ne m’a pas jamais dit qu’il fallait le reproduire. C’est maltraiter les artistes que de détruire ainsi leur oeuvre !"


Kani Alavai, le porte-parole du collectif d’artistes de l'East Side Gallery interrogé par FRANCE 24, prétend le contraire. "Il est au courant depuis au moins un an, on lui a expliqué que les peintures devaient entièrement disparaître pour permettre un assainissement complet des lieux. C’est dur pour les artistes, mais les peintures étaient déjà quasiment invisibles. A l’époque, nous avions utilisé des peintures de mauvaise qualité qui se sont très rapidement dégradées. Après l’assainissement du béton, les nouvelles œuvres pourront tenir 50 ans."

 
Une explication qui ne satisfait pas Irina Slintchuk, la directrice du club germano-russe qui défend les intérêts de Vrubel en Allemagne : "Vrubel souffre beaucoup de cette destruction." Selon elle, il n’est pas certain qu’il accepte finalement de participer à la reproduction de l'East Side Gallery. Son fameux "Baiser" pourrait donc disparaître à jamais. Depuis Moscou où il est rentré en début de semaine, Vrubel a annoncé qu’il se laissait jusqu’à la fin du mois pour prendre une décision.

Première publication : 01/04/2009