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BANQUES

Ouverture d'une enquête sur la nomination de François Pérol

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La brigade financière de Paris a été chargée de mener une enquête sur la nomination de François Pérol, l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy pour les questions économiques, à la tête du groupe Caisse d'Épargne-Banque populaire.

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AFP - Le parquet de Paris a chargé mercredi les policiers de la brigade financière d'enquêter sur les conditions de nomination de François Pérol à la tête du groupe Caisse d'Epargne-Banque Populaire, qui suscitent une polémique depuis plusieurs semaines.

Le parquet a ouvert mercredi une enquête préliminaire après le dépôt par deux associations, Anticor et Contribuables associés, de plaintes pour "prise illégale d'intérêt", un délit passible de 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende, selon une source judiciaire.

La nomination de M. Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée, à la tête du groupe bancaire Caisse d'Epargne-Banque Populaire suscite depuis un mois une levée de boucliers, à gauche mais aussi dans certains cercles de la droite.

Les opposants à cette nomination dénoncent un éventuel conflit d'intérêt entre ces deux fonctions, M. Pérol ayant pris part aux négociations sur la fusion des deux établissements mutualistes.

Plusieurs syndicats de la nouvelle entité bancaire, dont la CGT et Sud, ont eux aussi menacé d'engager une procédure judiciaire.

Devant les députés, François Pérol, 45 ans, figure incontournable de la présidence sur les dossiers économiques et industriels jusqu'à son départ de l'Elysée en février, s'est défendu le 25 mars d'être dans une situation de prise illégale d'intérêt.

La loi du 2 février 2007 interdit à tout fonctionnaire de travailler pour une entreprise qu'il a surveillée, avec laquelle il a conclu un contrat ou qu'il a conseillée sur ses opérations, dans les trois ans précédant son départ.

L'enquête doit servir "à tout mettre à plat", selon une source proche du dossier.

Pour sa première explication publique depuis le début de la polémique fin février, M. Pérol avait tenté de convaincre les députés de la commission des Finances qu'en tant que conseiller économique de Nicolas Sarkozy, il n'était pas l'"homme omniscient" que la presse se plaisait selon lui à décrire.

La fusion des deux banques "est un projet qui est venu des entreprises. Ce n'est pas un projet que j'ai imaginé, que j'ai conduit", avait-il affirmé.

"Je n'étais pas en charge de l'ensemble des affaires économiques et financières de ce pays", avait assuré M. Pérol, faisant valoir que son rôle n'avait consisté qu'à "éclairer au mieux le président sur cette affaire".

L'ancien collaborateur du chef de l'Etat doit encore être entendu par les sénateurs à une date non déterminée.

Alors que sa nomination reste contestée sur les terrains politique et judiciaire, M. Pérol est déjà à pied d'oeuvre depuis le 2 mars.

Il a été nommé le 25 et 26 février à la tête de chacune des deux banques, en attendant de prendre la tête du nouveau groupe fusionné d'ici cet été.

En outre, M. Pérol a été conforté par le feu vert délivré le 19 mars par le Comité des établissements de crédit et des entreprises d'investissement à sa nomination, une étape formelle quoique indispensable.

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