VENEZUELA

L'ex-ministre de la Défense Raul Baduel arrêté pour corruption

L'opposant Raul Baduel, ancien ministre de la Défense de Hugo Chavez entre 2002 et 2007, a été placé en détention dans le cadre d'une enquête pour corruption. Le général en retraite avait déjà été détenu pour ces faits en octobre.

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AFP - Un des chefs de file de l'opposition au Venezuela, l'ex-ministre de la Défense Raul Baduel, a été placé en détention dans le cadre d'une enquête pour corruption, a annoncé jeudi le procureur chargé des affaires militaires, Ernesto Cedeno, à la télévision publique.

Ce général en retraite et opposant au président vénézuélien Hugo Chavez avait déjà été brièvement détenu pour ces faits en octobre. Il s'était dit victime à l'époque d'une "persécution politique".

L'ex-ministre est accusé du "détournement d'une grande quantité d'argent" durant sa gestion au ministère de la Défense entre 2002 et 2007, a indiqué M. Cedeno. Il a affirmé diposer de "charges suffisantes" pour justifier son incarcération.

En octobre, il avait été interpellé pour avoir refusé de répondre à des convocations judiciaires. Le parquet avait alors indiqué qu'il était soupçonné d'avoir détourné au ministère de la Défense l'équivalent de 14 millions de dollars.

Ancien proche de M. Chavez - il l'avait soutenu lors du putsch avorté d'avril 2002 -, M. Baduel s'était converti en l'un de ses plus féroces opposants après son départ du gouvernement.

Il avait fait campagne contre le projet de nouvelle Constitution d'inspiration socialiste, défendu par le président vénézuélien, chef de file de la gauche radicale en Amérique latine. Le texte avait été rejeté par référendum en décembre 2007.

L'annonce de son arrestation intervient alors qu'un autre chef de file de l'opposition, Manuel Rosales, ancien adversaire malheureux de M. Chavez à la présidentielle, est également poursuivi pour enrichissement illicite.

Dénonçant une attaque du gouvernement, le parti social-démocrate Un Nuevo Tiempo, dont il est le dirigeant, a annoncé cette semaine que M. Rosales, actuel maire de Maracaibo (ouest), la seconde ville du pays, s'était lui-même mis en lieu sûr, afin d'assurer sa sécurité.

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