MARCHÉS

Wall Street termine en hausse mais ne cède pas à l'euphorie générale

Dopées par les promesses du G20, les Bourses mondiales ont terminé en très forte hausse. Wall Street n'a pas fait exception mais a enregistré une progression un peu plus timide (2,79 % pour le Dow Jones et 3,29 % pour le Nasdaq).

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AFP - La Bourse de New York a fini en forte hausse jeudi, malgré un essoufflement en fin de séance, stimulée par le "nouvel ordre mondial" promis par le G20 et un assouplissement des règles comptables favorable aux banques: le Dow Jones a gagné 2,79% et le Nasdaq 3,29%.

Le Dow Jones Industrial Average a engrangé 216,48 points, à 7.978,08 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 51,03 points, à 1.602,63 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a quant à lui avancé de 2,87% (23,30 points), à 834,38 points.

En hausse de plus de 4% après la mi-séance, l'indice vedette de Wall Street a cédé une partie du terrain dans les dernières minutes d'échanges. Il n'est pas parvenu à finir au-dessus des 8.000 points, qu'il avait dépassés en séance pour la première fois depuis le 13 février.

Peter Cardillo, d'Avalon Partners, a cependant jugé la progression du marché "encourageante". "Cela veut peut être dire que la tendance du marché à la baisse touche à sa fin", a-t-il ajouté.

Comme dans le reste du monde, les investisseurs ont réagi positivement à la "bonne surprise" de voir les dirigeants du G20 "unis" à la fin du sommet des grandes puissances mondiales à Londres, selon M. Cardillo.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown, qui a parlé d'un "nouvel ordre mondial", a annoncé que le G20 aura injecté 5.000 milliards de dollars dans l'économie d'ici à la fin 2010 et que les ressources des institutions financières internationales allaient être considérablement augmentées.

Côté indicateurs, les commandes industrielles aux Etats-Unis ont rebondi en février, après six mois de baisse, augmentant de 1,8% par rapport à janvier. Cette hausse est plus forte que prévu par les analystes.

Mais les investisseurs étaient poussés à la prudence à la veille de la publication des chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis, attendus catastrophiques.

Les valeurs bancaires ont profité de l'assouplissement des règles comptables qui obligent les banques à évaluer leurs actifs à leur valeur de marché, ce qui les pousse à d'importantes dépréciations d'actifs lorsque ces titres sont difficilement vendables.

Le marché obligataire a reculé. Le rendement du bon à 10 ans est monté à 2,752% contre 2,658% mercredi soir et celui à 30 ans à 3,577% contre 3,494% la veille.
 

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