SOUDAN

Les humanitaires enlevées au Darfour seraient en bonne santé

Les deux membres - une Française et une Canadienne - d'Aide médicale internationale (AMI) enlevés au Darfour-Sud seraient en "bonne santé" selon Khartoum. Mais le Centre soudanais des médias évoque une demande de rançon.

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AFP - Les deux travailleuses humanitaires, une Française et une Canadienne, enlevées ce week-end au Darfour, dans l'ouest du Soudan, sont en "bonne santé", a affirmé lundi un haut responsable soudanais.

"Elles sont en bonne santé", a déclaré à l'AFP Ali Yussif, responsable du protocole au ministère soudanais des Affaires étrangères. "Nous ne ménageons aucun effort pour les libérer de manière pacifique."

Selon le Centre soudanais des médias, un organe proche des services de renseignements, et une source des services de sécurité, les ravisseurs ont demandé une rançon en échange de la libération des deux otages.

Les deux humanitaires ont été enlevées dans la nuit de samedi à dimanche à Ed el-Fursan, au Darfour-Sud, à une centaine de kilomètres à l'est du Tchad, avait annoncé dimanche l'ONG Aide médicale internationale pour laquelle les deux femmes travaillent.

Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé lundi l'enlèvement au Darfour d'un ressortissant français travaillant pour cette organisation humanitaire.

"Nous ne donnons à ce stade pas d'autre information sur cette affaire dans l'intérêt de la sécurité des deux personnes enlevées", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier.

Cet enlèvement survient trois semaines après celui de cinq employés - un Français, un Italien, une Canadienne et deux Soudanais - de la section belge de Médecins sans frontières (MSF-Belgique) au Darfour-Nord. Ils avaient été libérés sains et saufs par leurs ravisseurs trois jours plus tard.

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