Accéder au contenu principal
BANQUES

L'État français devient le premier actionnaire de BNP Paribas

2 min

À la suite d'une augmentation de capital de BNP Paribas, l'État français est devenu le premier actionnaire de la banque. Via la Société de prise de participation de l'État (SPPE), il détient désormais 17,03 % de l'enseigne.

Publicité

AFP - L'Etat français est devenu le premier actionnaire de BNP Paribas après une augmentation de capital mais ne dispose d'aucun droit de vote, a annoncé mardi l'Autorité des marchés financiers (AMF) dans un communiqué.

Cette prise de participation fait suite à la souscription par la Société de prise de participation de l'Etat (SPPE), détenue intégralement par l'Etat français, de 17,03% du capital de la banque française. Cela représente plus de 187 millions d'actions de préférence sans droit de vote, émises par BNP Paribas pour un montant de 5,1 milliards d'euros, selon l'AMF.

L'Etat français est désormais le premier actionnaire de BNP Paribas, devant Axa (4,83%).

Selon le communiqué, cette montée au capital "s’inscrit dans le cadre du dispositif annoncé par le gouvernement français" le 13 octobre, et "destiné au renforcement des fonds propres des banques en vue de leur permettre de pouvoir continuer à financer l’économie française".

Dans ce contexte, l'Etat assure n'avoir pas l'intention d'acheter des actions ordinaires de BNP Paribas, d'en "acquérir le contrôle" ou de "demander la nomination d’une ou plusieurs personnes comme administrateur" de la banque.

A la Bourse de Paris, peu avant 11H00, le titre BNP Paribas perdait 7,59% dans un marché en baisse.

Via le même dispositif, l'Etat devrait également rentrer au capital de Société Générale et du groupe Banque Populaire/Caisse d'Epargne.

Crédit Agricole a assuré qu'elle s'en passerait et Crédit Mutuel n'a pas encore pris de décision.

La deuxième phase du plan bancaire prévoit que l'Etat puisse souscrire des actions de préférence et non plus seulement des titres hybrides pour renforcer les fonds propres des établissements de crédit.

Depuis la faillite de Lehman Brothers en septembre, les banques ont du mal à trouver sur le marché des investisseurs prêts à renforcer le capital; or pour pouvoir prêter, elles doivent afficher un certain niveau de fonds propres.

Le plan français ne vise pas à renflouer les banques qui ont dégagé des bénéfices en 2008 - à l'exception de Natixis - mais à leur permettre de préserver leur capacité de prêt, voire de l'augmenter.

Cette injection de capital devrait rapporter à l'Etat 1,4 milliard d'euros au total. Les banques se sont également engagées à accroître le volume de leurs prêts à l'économie de 3 à 4% en rythme annuel.

Le directeur général de BNP Paribas, Baudouin Prot, avait assuré récemment que la banque resterait "mobilisée" pour remplir cet objectif, et ce malgré la baisse de la demande de crédit.
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.