FRANCE - IMMOBILIER

Première baisse des logements anciens depuis 12 ans

Avec une chute de 2,8 % au dernier trimestre de 2008, les prix des logements anciens ont enregistré leur première baisse depuis 1997. Elle intervient alors que le nombre de transactions a chuté de 17 % sur l'ensemble de l'année.

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AFP - Les prix des logements anciens ont baissé de 2,8% au dernier trimestre 2008 par rapport au trimestre correspondant de 2007, alors que le nombre de transactions a chuté de 17% sur l'ensemble de l'année, selon une étude publiée mardi par les Notaires de France.

Il s'agit de la première baisse des prix des logements anciens en France depuis le premier trimestre 1997, fin de la précédente crise immobilière dans l'Hexagone, soulignent les Notaires de France.

Sur l'ensemble de l'année 2008, l'augmentation des prix est encore légèrement positive par rapport à 2007 (+0,5% pour les appartements, +0,2% pour les maisons), selon les Notaires de France.

En revanche, pour la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM), en revanche, les prix ont chuté de 5% l'an dernier dans l'ancien. Interrogée lundi par l'AFP, la FNAIM a estimé que cette tendance pourrait s'amplifier avec une baisse de 10% sur l'ensemble de 2009 par rapport à 2008.

Au dernier trimestre 2008, les prix des maisons anciennes ont baissé de 4% en moyenne sur l'ensemble du territoire (-4,4% pour la province, 4,1% pour l'Ile-de-France), par rapport aux trois derniers mois de 2007, alors que ceux des appartements n'ont reculé que de 1,5% (-3,5% pour la province, -1,7% pour l'IdF), précisent les Notaires de France.

Selon ces derniers, le nombre de transactions de logements anciens est également en baisse, avec une chute de 17% en moyenne en 2008 (667.000 en 2008 contre 802.000 en 2007). Ce plongeon est toutefois moins important que celui des ventes des logements neufs par les promoteurs privés (79.400 contre 127.300 en 2007), soulignent-ils.

Pour 2009, les Notaires de France envisagent la poursuite de la baisse du volume des transactions et l'accélération, "plus brutale", de la chute des prix.

A Paris, hors marché du luxe, elle pourrait atteindre de 6% à 7% en 2009 par rapport à 2008, selon la FNAIM.

La Fédération nationale de l'immobilier s'attend en revanche à une stabilisation du nombre de transactions à 560.000 cette année sur l'ensemble de la France, soit au même niveau qu'en 2008, après une forte chute de 30% au premier trimestre 2009.

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