MAURITANIE

L’ex-président qualifie la prochaine présidentielle de "farce"

Dans une interview accordée à FRANCE 24, l’ex-président mauritanien, renversé lors d'un coup d’État, en août 2008, affirme qu'il boycottera l'élection présidentielle prévue le 6 juin.

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L’ex-président de la Mauritanie, renversé lors d'un coup d’Etat, en août 2008, a qualifié l'élection présidentielle de "véritable farce", lors d’une interview accordée à FRANCE 24. Mercredi, en effet, le chef de la junte militaire au pouvoir, le général Mohammed Ould Abdel Aziz, avait confirmé la tenue d'une élection le 6 juin.

 

 

"Ces élections constituent une véritable farce. Elles ont été organisées unilatéralement par la junte militaire, en dehors d’un cadre constitutionnelle," a affirmé Sidi Ould Cheikh Abdallahi. "Elles ne représentent absolument rien."

 

"Je crois qu’il est clair, après ce que j’ai dit, que je ne me présenterai pas à ces élections", a-t-il soutenu.

 

Élu président en avril 2007, Sidi Ould Cheikh Abdallahi a été renversé lors d’un coup d’État, en août 2008.

 

Sidi Ould Cheikh  Abdellahi a affirmé qu’il boycotterait l'élection après que le général Mohamed Ould Abdel Aziz eut affirmé qu’il allait démissionner avant le 22 avril, quelques semaines avant l'élection du 6 juin. Ould Abdel Aziz, président du Haut conseil d'État (qui gère le pays depuis le coup d'État), doit démissionner 45 jours avant le scrutin pour se porter candidat à la présidence.

 

Sidi Ould Cheikh Abdellahi s’est exprimé depuis son domicile à Lemden, à 250 km de la capitale du pays : Nouakchott.

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