THAÏLANDE

Les autorités arrêtent le meneur des manifestants à Bangkok

Le meneur des manifestations qui ont conduit à l'annulation du sommet asiatique de Pattaya, samedi, a été arrêté. Le Premier ministre, Abhisit Vejjajiva, cible des protestations, a promis des poursuites.

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AFP - Un opposant thaïlandais, Arisman Pongreungrong, meneur des manifestants qui ont provoqué samedi l'annulation du sommet asiatique de Pattaya, a été arrêté dimanche matin à Bangkok, a déclaré la police.

Un porte-parole de la police a précisé que M. Arisman avait été arrêté à 10H00 locales (03H00 GMT) à son domicile à la suite de son retour dans la capitale thaïlandaise.

"La police est allé arrêter Arisman Pongreungrong à sa résidence pour avoir incité des manifestants à enlever le Premier ministre (thaïlandais) et provoquer des désordres dans le pays", a dit ce porte-parole, le général Suporn Phansua.

Samedi, des manifestants antigouvernementaux, surnommés les "chemises rouges", avaient pris d'assaut le complexe hébergeant un sommet qui réunissait 16 dirigeants d'Asie-Pacifique.

Le chaos provoqué par l'action des protestataires, fidèles de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, avait forcé le gouvernement thaïlandais à reporter sine die le sommet.

La plupart des chefs d'Etat et de gouvernement avaient dû quitter précipitamment par hélicoptère la station balnéaire de Pattaya, au sud-est de Bangkok.

Le général Suporn a précisé que M. Arisman avait "coopéré" lors de son arrestation et qu'il avait été conduit à un commissariat de police de la banlieue de Bangkok pour y être interrogé.

"Il y aura d'autres arrestations mais, en ce moment, la police est en train de rassembler des éléments" d'enquête, a ajouté le porte-parole.

Plus tôt, dimanche, le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva avait promis d'engager des poursuites judiciaires contre les manifestants, responsables du fiasco diplomatique de Pattaya.

"Je promets que, dans les trois ou quatre prochains jours, il y aura une action judiciaire" contre les fauteurs de troubles, a affirmé M. Abhisit en direct à la télévision.

Il a déclaré avoir rencontré des responsables militaires pour discuter de l'incapacité des forces de sécurité à empêcher la prise d'assaut du siège du sommet par des milliers de manifestants.

Les participants à la réunion sécuritaire "ont convenu que ces erreurs ne devraient pas se répéter", a dit M. Abhisit qui refuse de céder aux appels à la démission et à la tenue d'élections anticipées.

Depuis le 26 mars, le mouvement des "chemises rouges" a accentué la pression sur le gouvernement de M. Abhisit, qu'il qualifie de "marionnette" aux mains de l'armée et de certains conseillers du roi.

M. Thaksin a été renversé en 2006 par un coup d'Etat et s'est enfui à l'étranger pour échapper à une condamnation et diverses enquêtes anticorruption dans son pays.
  

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