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FRANCE

Un forcené ouvre le feu sur des passants dans le Nord, 2 morts

3 min

Un homme retranché dans une habitation a fait feu lundi sur les passants à Douchy-les-Mines, dans le Nord. Le bilan est de deux morts, un couple d'une vingtaine d'années. Le forcené a été interpellé par la police.

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AFP - Un forcené de 65 ans a tué un jeune couple d'une vingtaine d'années à coups de fusil lundi après-midi dans la cité de Douchy-les-Mines, dans le Nord, avant de se rendre au GIPN après deux heures et demie de siège.

"Il semblerait d'après les traces retrouvées, que c'est devant la porte de l'auteur (présumé) des faits que les victimes ont été abattues", a indiqué le procureur général de Douai. Il estimait que le drame pourrait être dû à "une querelle de voisinage".

L'homme s'est rendu en sortant de la maison les bras en l'air après un contact téléphonique avec le GIPN (Groupe d'intervention de la police nationale), selon l'AFP sur place.

"C'était un homme qui avait la réputation d'être quelque peu violent et qui avait pu justifier l'intervention de la police", par le passé, a indiqué Jean-Michel Bérard, préfet de région.

L'homme, qui paraissait "calme" lors de son arrestation, "a dit qu'il ne souhaitait pas s'expliquer sur son geste et qu'il réservait ses déclarations au juge", selon le procureur général Jean-Jacques Zirnhelt.

Dans un premier temps, il avait menacé de se suicider en cas d'intervention.

Les sept ou huit hommes du GIPN, équipés de boucliers pare-balles, avaient fait mouvement dans un champ, vers la maison de ciment à un étage.

Auparavant, un périmètre de sécurité avait été mis en place par le GIPN dans la cité de maisons à un étage, pour secourir les victimes.

"Dans la mesure où l'intéressé paraissait menaçant, pour des raisons évidentes de sécurité, on a attendu l'arrivée du GIPN pour évacuer" les victimes - initialement estimées à trois, selon les autorités -, a expliqué M. Zirnhelt, peu après l'arrestation.

"C'est la première chose qui a été faite. Sous protection du GIPN, les deux corps ont été évacués (..) et ce n'est qu'après que la négociation a repris et que l'intéressé s'est rendu", a-t-il ajouté.

"L'intéressé avait été contacté sur son téléphone portable depuis le commissariat central de Lille", a indiqué le préfet de région. "Il y a eu plusieurs échanges, il paraissait à ce moment-là être tout à fait conscient dans ses propos".

Les contacts ont été repris peu avant la reddition.

"Il avait encore son portable à l'oreille et s'est rendu sans résistance particulière", a ajouté Jean-Michel Bérard.

Seules deux douilles avaient été retrouvées en début de soirée, à proximité des lieux du drame, mais les forces de police devaient encore passer la maison au peigne fin, ainsi que les alentours.

L'homme a été placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire régionale, saisie par le parquet de Valenciennes pour les besoins de l'enquête.

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