YÉMEN

Les otages néerlandais appellent Sanaa à les libérer pacifiquement

Les deux otages originaires des Pays-Bas, enlevés au Yémen le 31 mars, appellent dans une vidéo le gouvernement yéménite à ne pas recourir à la violence pour les libérer. Ils affirment être bien traités.

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AFP - Le couple de Néerlandais pris en otage au Yémen a appelé le gouvernement de ce pays à ne pas recourir à la violence pour les libérer, dans une vidéo diffusée par la télévision néerlandaise dimanche.

"Nous demandons au gouvernement de ne pas utiliser la force pour nous libérer, mais de faire cela de façon pacifique", a déclaré l'un des otages, Jan Hoogendoorn, dans une vidéo diffusée par la télévision publique NOS.

"Nous voulons survivre", a renchéri son épouse Heleen Janszen, espérant que son "séjour" avec les preneurs d'otages, aux ordres d'un chef tribal, soit "aussi court que possible".

"A ma famille, vous pouvez dire que tout va bien, nous sommes très bien traités et dans un environnement hospitalier", a ajouté son époux, qui travaillait sur un projet d'adduction d'eau à Taez, à 200 km au sud de Sanaa.

Les deux otages semblaient en bonne santé et relativement détendus. La NOS n'a pas précisé quand les images avaient été tournées.

Des négociations ont été entamées par des médiateurs avec le chef de tribu ayant ordonné leur enlèvement, Ali Nasser al-Siraji. Celui-ci réclame notamment que des officiers responsables, selon lui, d'une attaque contre son convoi en avril 2008 soient interrogés par la police et répondent de leurs actes.

Il réclame aussi un dédommagement financier pour cette attaque, au cours de laquelle six membres de son escorte avaient été blessés.

Le couple de Néerlandais a été enlevé le 31 mars près de Sanaa et emmené dans un endroit difficile d'accès, à 90 km au sud-est de la capitale, sur le territoire de la tribu des Bani Dhibiane.

Un responsable yéménite avait indiqué début avril que le lieu où ils étaient détenus était encerclé par les forces de sécurité.

Le Yémen, pays à structure tribale, est le théâtre de fréquents enlèvements d'étrangers par des tribus, qui veulent ainsi pousser les autorités à satisfaire leurs demandes. Plus de 200 ressortissants étrangers y ont été enlevés ces 15 dernières années et la grande majorité libérés sains et saufs.

 

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