AUTOMOBILE

L'avenir d'Heuliez entre les mains du tribunal de commerce

Le tribunal de commerce de Niort rendra mercredi sa décision sur l'avenir de l'équipementier automobile Heuliez. "Le premier sentiment est qu'il n'y aura pas de liquidation judiciaire", selon un délégué syndical.

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AFP - Le tribunal de commerce de Niort rendra sa décision sur l'avenir de l'équipementier automobile Heuliez mercredi à 11H00, a indiqué mardi à l'AFP Claude Point, délégué syndical CFDT (majoritaire), en précisant que "toutes les parties sont d'accord pour demander un redressement judiciaire".

"Le premier sentiment est qu'il n'y aura pas de liquidation judiciaire", a souligné M. Point à l'issue d'une audience d'une heure et demie du tribunal.

"Toutes les parties sont d'accord pour demander un redressement judiciaire. Il semble acquis que le tribunal se prononcera mercredi pour un redressement avec une période d'observation qui reste à déterminer mais pourrait être de six mois", a-t-il ajouté.

L'entreprise basée à Cerizay (Deux-Sèvres), qui emploie un millier de salariés, a besoin de 45 millions d'euros et de partenaires financiers et industriels pour éviter de disparaître.

"On peut estimer aujourd'hui que nous avons échappé à la liquidation judiciaire et ça c'est la victoire des salariés. Ces six mois vont nous donner le temps de boucler le tour de table, de trouver des partenaires industriels pour un projet viable", a estimé Emile Bregeon, autre délégué CFDT de l'entreprise.

Plus d'un millier de personnes, avec à leur tête la présidente PS de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal, ont manifesté mardi leur soutien aux salariés d'Heuliez dans les rue de Niort en marge de l'audience du tribunal de commerce, a constaté l'AFP.

"Le délai de six mois devrait permettre de boucler le tour de table," a estimé Mme Royal. Elle a annoncé avoir pris contacts avec Renault pour que le constructeur automobile "devienne un partenaire industriel d'Heuliez". "Il faut que les entreprises françaises se serrent les coudes", a-t-elle ajouté.

Les salariés d'Heuliez, venus nombreux en cars ou voitures particulières, se sont montrés soulagés après le résumé de l'audience fait, sous les applaudissements, par Claude Point. "On pouvait craindre le pire. Un redressement judiciaire nous permettra de continuer l'activité et de trouver des partenaires", commentait un salarié, Gilles Bineau.

L'équipementier en difficulté, l'un des plus gros employeurs du département, bénéficie depuis octobre 2007 d'une procédure de sauvegarde, mais sa situation ne s'est pas améliorée depuis.

Le gouvernement a annoncé la semaine dernière qu'il apporterait au moins 10 millions d'euros pour tenter de sauver l'entreprise, en raison des "perspectives industrielles intéressantes du véhicule électrique" qui est l'un des projets actuellement développés par Heuliez.

La région Poitou-Charentes a annoncé de son côté qu'elle donnerait 5 millions d'euros.
 

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