IRAN

Ouverture du procès de la journaliste Roxana Saberi à Téhéran

La journaliste Roxana Saberi, possédant la double nationalité américaine et iranienne et arrêtée en janvier dernier, est jugée pour espionnage au profit des États-Unis. Le département d'État américain rejette ces accusations.

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Le procès de la journaliste irano-américaine Roxana Saberi, 31 ans, détenue depuis fin janvier pour espionnage au profit des États-Unis, a débuté lundi à Téhéran. "La première journée du procès a eu lieu hier et la journaliste a été autorisée à s'exprimer devant le tribunal pour sa défense", a affirmé mardi Ali Reza Jamshidi, porte-parole de la justice iranienne. Roxana Saberi risque la peine de mort si elle est reconnue d'espionnage. Le verdict devrait être rendu public dans une ou deux semaines.

   

Mercredi 8 avril, le vice-procureur de Téhéran, Hassan Hadad, avait déjà annoncé que Roxana Saberi, possédant la double nationalité américaine et iranienne, avait été inculpée pour espionnage. "Elle n'avait pas d'accréditation de presse et menait des activités d'espionnage sous le couvert de journalisme", avait-il précisé.

  

Détenue pour achat d'alcool

  

Collaboratrice avec divers médias - notamment la radio publique américaine NPR, la BBC et la chaîne de télévision américaine Fox News - la jeune femme a été initialement détenue pour achat d'alcool, un acte interdit dans la République islamique.

  

Réagissant à la décision de la justice iranienne de faire juger la jeune femme, le porte-parole du département d'Etat, Robert Wood, a indiqué, le jeudi 9 avril, que les États-Unis rejettent ces accusations. « Nous sommes très préoccupés par l'annonce du gouvernement iranien que Roxana Saberi a été inculpée d'espionnage, a affirmé Wood. (…) Cette inculpation est infondée. Elle est sans fondement. (…) Ce que nous voulons, c'est que Roxana Saberi soit libérée et qu'elle soit rendue à sa famille.»

   

Menaces sur la détente entre Washington et Téhéran

  

Dans la foulée de cette déclaration, la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, s’est dit « profondément préoccupée » par le cas de la journaliste. « Nous avons demandé aux Suisses qui, comme vous le savez, représentent nos intérêts en Iran, d'obtenir les informations les plus exactes et les plus récentes », a ajouté Mme Clinton.

  

Cette inculpation intervient après les ouvertures diplomatiques engagées par le président américain Barack Obama en direction de l’Iran. Ell risque d’assombrir le climat de détente qui s’installe entre Washington et Téhéran.

 

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