NUCLÉAIRE NORD-CORÉEN

Pékin presse Pyongyang de rester à la table des négociations

Pékin appelle la Corée du Nord à ne pas se retirer de la table des négociations internationales sur son programme nucléaire. Pyongyang a en effet annoncé son retrait en représailles contre sa condamnation par l'ONU pour le tir d'une fusée.

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AFP - La Chine a appelé mardi la Corée du Nord à rester à la table des négociations internationales sur son programme nucléaire après l'annonce par Pyongyang de son retrait en représailles contre sa condamnation par les Nations unies pour le tir d'une fusée.

"La Chine espère que toutes les parties continueront à promouvoir et faire avancer les discussions à Six et la dénucléarisation de la péninsule coréenne", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mme Jiang Yu, lors d'un point presse régulier.

La Corée du Nord a annoncé mardi son retrait des négociations sur sa dénucléarisation -- qui se déroulent sous l'égide de la Chine depuis 2003 -- et la reprise de son programme d'armement atomique, au lendemain de la condamnation par l'ONU de son récent tir de fusée.

A la suite de négociations, la Chine, proche alliée de Pyongyang, s'est finalement associée lundi à la condamnation par le Conseil de sécurité de l'ONU du tir de fusée balistique effectué le 5 avril par la Corée du Nord, dans une déclaration toutefois non contraignante.

Les discussions à six pays (deux Corées, Etats-Unis, Chine, Japon, Russie) ont débuté en août 2003 pour résoudre la crise provoquée par la décision de Pyongyang, fin 2002, de reprendre son programme nucléaire, en violation d'un accord conclu avec les Etats-Unis 12 ans plus tôt.

Un accord avait été arraché le 13 février 2007 sur l'engagement de la Corée du Nord à désactiver puis démanteler ses installations atomiques contre une aide d'un million de tonnes équivalent-pétrole, vitale pour ce pays de 23 millions d'habitants souffrant de pénuries chroniques.

La Chine, qui partage une frontière avec la Corée du Nord, a également renouvelé mardi son appel au calme et à la retenue.

"Nous espérons que les parties concernées puissent faire preuve de calme et de retenue afin de travailler ensemble pour sauvegarder le processus des négociations à Six", a dit Mme Jiang Yu.

Auparavant, dans un communiqué, le ministère chinois des Affaires étrangères avait réitéré son opposition à toute nouvelle sanction à l'encontre de Pyongyang.

La Chine, qui est l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, dispose d'un droit de veto.

La semaine dernière, Pékin avait souligné le droit de tout pays à l'utilisation pacifique de l'espace, Pyongyang ayant affirmé que l'engin n'avait mis en orbite qu'un satellite de communications.

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