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FRANCE

Le forcené aurait tué deux passants pour un problème de parking

3 min

L'homme de 62 ans qui avait fait feu, lundi, sur les passants à Douchy-les-Mines, dans le Nord, tuant un couple d'une vingtaine d'années, aurait agi pour une "querelle d'automobilistes", selon la police.

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AFP - Le forcené âgé de 62 ans, accusé d'avoir tué un jeune couple d'une vingtaine d'années à coups de fusil lundi après-midi dans la cité de Douchy-les-Mines (Nord), aurait agi en raison d'une "querelle d'automobilistes", selon une source policière.

D'après les premiers éléments de l'enquête, cet ancien employé municipal d'une commune voisine de Douchy, divorcé et père de deux enfants, aurait tué le jeune couple âgé de 24 ans pour l'homme et de 20 ans pour la femme, parce qu'il s'était garé devant chez lui, selon cette source, qui estime qu'il s'agit de "l'hypothèse la plus vraisemblable".

L'homme, qui explique mal son geste, avait bu au moment des faits. "Nous avons relevé une alcoolémie relativement importante de 0,88 gramme par litre d'air expiré, soit 1,76 gramme dans le sang", a indiqué de son côté le procureur de Valenciennes, Vincent Lesclous.

"L'auteur semble avoir mal admis ce stationnement, avoir crevé un pneu, ce qui a irrité le propriétaire de la voiture, qui est venu demander des comptes à l'auteur, lequel est sorti le fusil à la main. Il a tiré, semble-t-il après un échange verbal", a indiqué le procureur.

Les conditions dans lesquelles la jeune compagne a été abattue restent à déterminer.

Le pâté de maison où s'est déroulé le drame se trouve au bord d'une route nationale où il n'y a que de rares endroits où on puisse stationner.

Avant de sortir pour se retrouver face à sa première victime, l'homme est allé chercher son arme, l'a chargée et s'en est munie pour sortir, selon le procureur. Ce dernier estime "qu'à ce stade, il y a des charges de préméditation" et envisage de poursuivre le meurtrier présumé "du chef d'assassinats".

L'homme avait des problèmes réguliers de voisinage et possédait plusieurs armes. Les enquêteurs n'ont pas encore déterminé s'il s'était déjà servi d'une arme à feu pour effrayer ses voisins, mais le ton montait régulièrement et il était craint.

Il n'avait jamais été condamné mais était connu pour des procédures anciennes de violences contre un de ses voisins, à l'occasion déjà d'un litige de stationnement, et une procédure relativement ancienne de violences contre son ex-épouse, selon le procureur.

Placé en garde à vue lundi soir au commissariat de Denain, sa garde à vue devait être prolongée de 24 heures et il devait vraisemblablement être déféré au parquet de Valenciennes mercredi soir.

Les deux victimes, qui avaient un bébé d'une quinzaine de jours, étaient venues le présenter à des membres de leur famille, vraisemblablement des cousins.

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