GUADELOUPE

Les états généraux de l'outre-mer ne font pas recette

Les premières réunions publiques destinées à préparer les états généraux de l'outre-mer, convoqués par Nicolas Sarkozy en pleine crise antillaise, n'ont attiré, mardi soir en Guadeloupe, qu'un public confidentiel.

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AFP - Les premières réunions publiques de deux ateliers destinés à préparer les Etats généraux de l'Outremer n'ont attiré, mardi soir en Guadeloupe, qu'un public confidentiel de moins d'une vingtaine de personnes chacun.

L'atelier "rénovation du dialogue social et formation pofessionnelle", dont la réunion mardi soir dans les locaux de la Direction du travail à Jarry avait été précédée dans la journée d'annonces radiodiffusées invitant le public à y prendre part, n'a réuni que 11 participants, parmi lesquels les trois animateurs de l'atelier.

Dans la salle, deux représentants du Medef, un jeune chef d'entreprise, quatre responsables d'instituts privés de formation professionnelle, mais aucun syndicaliste. "Tout ce que le Code du travail n'interdit pas est autorisé", répète à plusieurs reprises le représentant du Medef-Guadeloupe, Jean-Luc Lubin, tandis que les quatre dirigeantes de centres de formation font valoir "la nécessité de formations ressources humaines" dans les entreprises, principalement les TPE.

Autre réunion, cette fois dans des locaux de la Chambre de commerce de Pointe-à-Pitre toujours à Jarry, mardi soir, celle de l'atelier "sur l'insertion régionale, sous-groupe coopération régionale": deux animateurs, le directeur régional du Commerce extérieur de la Guadeloupe et celui des affaires européennes et de la coopération à la Région, et 19 participants.

Parmi eux, un conseiller régional PS, un agent maritime, un consultant spécialisé dans le montage de dossiers de financement européens dédiés à la coopération régionale, un enseignant par ailleurs producteur audiovisuel, une éditrice de site internet, le président de la Croix-rouge locale, deux architectes, un conservateur de bibliothèque, le président d'une association d'entraide et de lutte contre le VIH-Sida.

Convoqués mi-février par Nicolas Sarkozy en pleine crise antillaise, les états généraux de l'outre-mer, sont censés mettre à plat tous les problèmes qui s'y posent. Le LKP en Guadeloupe et le Collectif du 5 février en Martinique, qui avaient été à l'origine des grèves générales aux Antilles, ont refusé de participer à la "plus grande consultation jamais réalisée en outre-mer".

 

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