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Le Pakistan obtient cinq milliards de dollars de promesses de dons

Lors de la conférence des donateurs pour le Pakistan qui s'est déroulée à Tokyo, Islamabad a obtenu cinq milliards de dollars de promesses d'aides pour aider à stabiliser le pays. Il en faudra toutefois beaucoup plus pour le moderniser...

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, correspondant de FRANCE 24 à Islamabad

La Banque mondiale s'attendait à quatre milliards ou six milliards de dollars. À l'issue de la conférence des donateurs pour le Pakistan qui s'est tenue au Japon, ce vendredi, Islamabad devrait finalement recevoir quelque cinq milliards de dollars de dons sur deux ans.

 

Pour le président pakistanais,  Asif Ali Zardari, qui avait appelé à la mise en place d'un véritable "plan Marshall" destiné à aider son pays à vaincre le terrorisme, il s'agit d'un succès relatif.

 

En effet, les cinq milliards de dollars débloqués lors de la conférence de Tokyo ne suffiront pas à règler les problèmes économiques du Pakistan. En novembre 2008, le Fonds monétaire international (FMI) avait ainsi accordé un prêt de 7,6 milliards de dollars au pays...

 

Les Occidentaux demandent des réformes

 

En outre, depuis plusieurs semaines, la communauté internationale demande aux autorités pakistanaises d'engager d'importantes réformes pour que le pays cesse de dépendre de l'aide financière internationale.

 

Les Occidentaux veulent, par exemple, que le Pakistan réforme sa fiscalité : la pression fiscale ne représente que 9,5 % du PIB, alors qu'elle dépasse 12 % à 15 % dans les autres pays en développement. Conséquence de cette quasi-absence d'impôts : l'État ne peut engager les investissements nécessaires à la modernisation du pays.

 

La balance commerciale pakistanaise étant, par ailleurs, déficitaire, le pays est régulièrement confronté à une baisse de ses réserves de change, ce qui l'empêche d'importer des biens de première nécessité - notamment du pétrole. Sur l'année 2007-2008, le déficit commercial pakistanais a ainsi dépassé 15 milliards de dollars.

 

Pour l'instant, le gouvernement d'Asif Ali Zardari n'a annoncé aucun plan de réformes. Le pays se trouve, pourtant, dans une situation économique difficile, qui ne lui laisse qu'une marge de manoeuvre étroite : le FMI table ainsi sur une croissance de 2,5 % seulement pour l'exercice 2008-2009, contre 5,8 % lors du précédent, et sur une inflation de plus de 20 % sur un an...


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