SANTÉ

Le Brésil, premier consommateur mondial de pesticides

Le Brésil est le premier consommateur mondial de pesticides, ce qui pose de graves problèmes sanitaires - certains de ces produits étant cancérigènes. Dans les deux premiers mois de 2009, 4 400 tonnes de pesticides sont rentrés dans le pays.

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AFP - Le Brésil est devenu en 2008 le plus grand consommateur de pesticides du monde, devant les Etats-Unis, et certains de ces produits continuent à être utilisés dans le géant sud-américain alors qu'ils sont interdits ailleurs, selon une étude.

Le marché des pesticides a brassé plus de 6,9 milliards de dollars en 2008, selon l'Association brésilienne de l'industrie chimique.

Une analyse sur les résidus de pesticides dans les végétaux, menée par l'Agence brésilienne de surveillance sanitaire (Anvisa, publique) a montré que le poivron est le plus pollué, suivi du raisin, des fraises et des carottes.

Selon le document publié dans la presse, 64% des poivrons analysés contenaient des résidus chimiques au-dessus de la limite autorisée par Anvisa.

Anvisa a analysé 1.773 échantillons de 17 végétaux et fruits dans tout le Brésil et tous contenaient des résidus de pesticides. Du total analysé, 15% des échantillons dépassaient les limites maximales.

Certains des pesticides les plus fréquemment retrouvés dans les aliments sont classés comme cancérigènes, mutagènes ou perturbateurs pour le système hormonal, selon les autorités sanitaires.

L'étude d'Anvisa a montré également que des pesticides interdits dans certains pays tels que l'acephate, l'endosulfan, le phorate et le metamidophos continuent à être utilisés au Brésil. Ces produits chimiques sont aussi trouvés en excès dans certaines plantations, ce qui représente un danger pour les travailleurs qui les manipulent.

En 2008, quand la Chine a interdit un pesticide utilisé pour la tomate (metamidophos), le Brésil en a importé 4.200 tonnes. Au cours des deux premiers mois de 2009, 4.400 tonnes de ce produit sont entrées au Brésil.

L'Anvisa réévalue actuellement 13 substances pour décider si elles doivent ou non être interdites.

 

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