BANQUES

L'ex-patron de Dexia a reçu 825 000 euros d'indemnités de départ

Malgré l'engagement qu'il avait pris de renoncer à ses indemnités de départ lors de sa démission, Axel Miller, l'ex-patron de la banque Dexia sauvée par les États français et belge, a finalement reçu une enveloppe de 825 000 euros.

Publicité

AFP - L'ex-patron de la banque franco-belge Dexia, Axel Miller, a reçu une indemnité de départ de 825.000 euros après avoir annoncé fin septembre sous la pression du gouvernement français, qu'il ne demanderait aucun dédommagement suite à sa démission, selon un rapport annuel publié lundi.

Outre cette indemnité, M. Miller a perçu 636.500 euros en 2008 au titre de son salaire fixe sur 9 mois, selon le rapport.

Sous la pression du gouvernement français, qui avait menacé de ne pas débloquer l'argent nécessaire au sauvetage de la banque, M. Miller avait officiellement renoncé, fin septembre, à l'indemnité de 3,7 millions d'euros initialement prévue en cas de départ.

"Je ne demanderai pas le paiement d'indemnités de départ", avait-il alors déclaré dans un communiqué.

Dans son communiqué, M. Miller avait expliqué s'en remettre "à la sagesse du conseil d'administration pour déterminer (...) le bilan de [son] action au sein du groupe Dexia".

Une porte-parole de la banque a précisé que le conseil d'administration avait ensuite décidé de lui attribuer 825.000 euros d'indemnité, équivalente à une année de salaire fixe.

Interrogé par l'AFP, l'entourage de la ministre de l'Economie Christine Lagarde a précisé que les représentants de l'Etat et de la Caisse des dépôts au conseil d'administration "ont voté contre" cette proposition qui émanait du comité des rémunérations, "mais ne sont pas majoritaires".

Au bord de la faillite, Dexia a été sauvée fin septembre grâce à l'injection de 6,4 milliards d'euros par les Etats français et belge ainsi que par la Caisse des dépôts (CDC).

Au terme de cette opération, la CDC a porté sa participation à 17,6% du capital, ce qui en fait le premier actionnaire de l'établissement. Les Etats français et belge détiennent chacun 5,73%.

Victime d'investissements risqués, principalement aux Etats-Unis, la banque a accusé sur l'année 2008 une perte nette de 3,326 milliards d'euros, dont 2,6 milliards au quatrième trimestre.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine