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23 millions d'électeurs appelés à renouveler le Parlement

Les Sud-Africains élisent leurs députés, ce mercredi. Dans un pays qui connaît des difficultés économiques sans précédent depuis la fin de l'apartheid, le scrutin paraît plus important que jamais.

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Plus de 23 millions de Sud-Africains sont appelés aux urnes, mercredi 22 avril, pour renouveler leurs parlements provinciaux ainsi que l'Assemblée nationale, dont les membres éliront ensuite le président de la République.

Fort d'une légitimité issue de la lutte contre l'apartheid, l'ANC vise une majorité des deux tiers à la chambre basse.

 

Son très controversé président, Jacob Zuma, qui vient de bénéficier d'un abandon des poursuites pour corruption dont il faisait l'objet et qui a par ailleurs été acquitté lors d'un procès pour viol en 2006, est quasiment assuré d'accéder à la magistrature suprême.

Dans un pays profondément marqué par la pauvreté et la corruption, l'enjeu de ces élections est crucial.

  


Plus de 43 % des 48,5 millions de Sud-Africains vivent, en effet, sous le seuil de pauvreté. Et, alors que l’Afrique du Sud est la première économie du continent, le chômage y frôle le taux de 40 %.

 

Une population qui a soif de changement


Des millions de personnes vivent dans des bidonvilles, malgré la promesse du gouvernement de les éradiquer au lendemain de l'abolition de l’apartheid.

Selon la Banque mondiale, l’écart entre la couche de la population la plus riche et celle la plus pauvre est l’un des plus marqués au monde.

Dans un entretien accordé à l'agence Reuters au mois de mars, Jacob Zuma a reconnu que le problème majeur de la pauvreté s’était aggravé ces quinze dernières années en Afrique du Sud.

"Il va falloir trouver des politiques réalistes capables de répondre aux problèmes du pays, en particulier à la pauvreté", avait-il expliqué alors.

Pour beaucoup de défavorisés, les promesses sociales des dernières campagnes électorales n’ont pas été tenues. Chômage et logement sont au cœur de toutes les discussions. La population attend un changement.


Lors d’un meeting géant de Jacob Zuma à Johannesburg, Nelson Mandela a rappelé au candidat de l’ANC les objecifs de son parti.

 
"L'ANC a pour responsabilité historique de mener notre nation vers la construction d'une société unie et non-raciale", a-t-il déclaré.

Jacob Zuma a appuyé ces propos en assurant : "Nous ferons en sorte qu'aucun Sud-Africain ne se sente jamais dévalorisé à cause de sa race, de sa culture ou de sa religion", a-t-il lancé, promettant à son tour d'améliorer la "qualité de vie" de ses concitoyens.

                                                                                                          

                          
 

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