IRAN

Clinton demande la libération "immédiate" de la journaliste Saberi

Condamnée en Iran à huit ans de prison pour espionnage, la journaliste irano-américaine Roxana Saberi (photo) a reçu le soutien de la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, qui a demandé sa libération immédiate.

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AFP - La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a espéré lundi que l'appel du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à respecter la justice sur le cas de la journaliste irano-américaine Roxana Saberi, conduise à des "actes" pour sa libération.

"Nous pensons qu'elle devrait être libérée immédiatement, que les accusations à son encontre sont sans fondement et qu'elle a été soumise à un processus opaque, imprévisible et arbitraire", a déclaré la chef de la diplomatie américaine, interrogée au cours d'une conférence de presse avec son homologue néerlandais Maxime Verhagen, sur les propos tenus ce week-end par M. Ahmadinejad.

"Nous espérons que des mesures seront prises dès que possible par les autorités iraniennes, notamment la justice, pour parvenir à la libération rapide de Mlle Saberi et son retour à la maison", a ajouté Mme Clinton.

"Nous suivons évidemment la situation de très près et nous coopérons avec les Suisses, qui nous représentent dans ce pays, et nous espérons que ces déclarations (du président iranien) conduiront à des actes", a-t-elle conclu.

Le président iranien avait demandé dimanche au procureur de Téhéran de faire "le nécessaire pour assurer le respect de la justice et l'exactitude dans l'examen des accusations" portées contre Mlle Saberi.

Agée de 31 ans, la jeune femme a été jugée lundi 13 avril puis condamnée à huit ans de prison pour espionnage au profit notamment des Etats-Unis. Elle avait été interpellée fin janvier à Téhéran, où elle réside depuis 2003.

Reza Saberi avait déclaré samedi, en apprenant sa condamnation, qu'elle avait été incitée par les enquêteurs à faire de faux aveux de culpabilité contre l'engagement, non tenu, d'être rapidement libérée.

Téhéran a exclu lundi qu'elle bénéficie d'un accès consulaire de la Suisse, pays qui représente les intérêts américains en Iran. L'Iran ne reconnaît pas le principe de double nationalité.

Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a appelé dimanche à la libération de la journaliste, se disant "absolument certain qu'elle n'était impliquée dans aucune sorte d'activité d'espionnage". Samedi, il s'était dit "profondément déçu" en apprenant la condamnation, selon la Maison-Blanche.

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