DIPLOMATIE

Obama prêt à maintenir le dialogue avec Téhéran

En dépit de la condamnation d'une journaliste américano-iranienne à Téhéran et des propos "écœurants" tenus par le président Ahmadinejad à la conférence de l'ONU sur le racisme, Washington reste favorable à des pourparlers avec l'Iran.

Publicité

Reuters - Barack Obama a indiqué mardi qu’il restait favorable à des pourparlers avec l’Iran malgré la condamnation d’une journaliste américano-iranienne à Téhéran et les propos « écoeurants » tenus à Genève par le président Mahmoud Ahmadinejad sur Israël.

 

« Nous continuerons d’insister sur la possibilité d’améliorer les relations et de résoudre certains problèmes critiques donnant lieu à des divergences de vues, notamment autour des questions nucléaires », a dit le président américain après des entretiens avec le roi Abdallah de Jordanie à la Maison blanche.

 

Il a dit souhaiter des entretiens directs et francs avec l’Iran, ennemi de longue date de Washington, « sans écarter toute une série d’autres possibilités » - formule parfois employée par des gouvernements américains précédents pour évoquer un recours à la force militaire.

 

L’administration Obama a prévenu qu’elle tenait en réserve des sanctions plus dures au cas où Téhéran continuerait à se soustraire aux injonctions de l’Onu qui lui font obligation de mettre fin à ses activités nucléaires illicites.

 

Le chef de la Maison blanche a condamné les propos par lesquels Ahmadinejad avait qualifié Israël d’Etat raciste lundi à Genève au début de la conférence de l’Onu sur le racisme.

 

Ces déclarations, a dit le président américain, n’auront pas seulement pour effet de compromettre les efforts de rapprochement diplomatique entre Washington et Téhéran, elles jetteront aussi un discrédit international sur l’Iran.

 

« J’ai trouvé beaucoup de ces déclarations (...) écoeurantes et insupportables », a dit Obama aux journalistes. Par ailleurs, la journaliste américano-iranienne Roxana Saberi a fait appel de sa condamnation à huit ans de prison pour espionnage, a annoncé mardi l’appareil judiciaire iranien.

 

Washington a rejeté les charges retenues contre elle en les qualifiant de « pure fabrication » et a réclamé sa libération.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine