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SOCIAL

Les patrons séquestrés de l'usine Molex retrouvent la liberté

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Séquestrés depuis lundi, les deux dirigeants de l'usine de l'équipementier automobile américain Molex, en Haute-Garonne, ont été relâchés, ce mardi. Leurs salariés s'opposent à un plan social qui prévoit la fermeture du site.

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AFP - Les deux dirigeants de l'équipementier automobile américain Molex, séquestrés depuis lundi dans l'usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), ont été libérés mardi par les salariés qui les retenaient, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les deux cadres, le cogérant de Molex SARL (la filiale française), Marcus Kerriou, et la directrice des ressources humaines, Coline Colboc, retenus depuis lundi après-midi dans l'usine, ont quitté le site vers 19h45 sous les sifflets et les injures d'une centaine d'ouvriers qui dénonçaient "les patrons voyous".

A peine libérés, les dirigeants de Molex devaient se retrouver avec les responsables syndicaux à la préfecture de Haute-Garonne pour engager des négociations sur "tous les points" en suspens.

L'accord entre les parties, entériné par le tribunal de grande instance de Toulouse lors d'une audience en référé, a donné lieu à un vif débat lors d'une assemblée générale improvisée des ouvriers dans l'usine. Alors que les délégués syndicaux se prononçaient en faveur de l'accord, des ouvriers ont manifesté leur amertume à l'égard de cette issue.

"On a pas le choix, mais ça fait six mois qu'ils nous balladent, et on va déboucher sur pas grand chose", a déclaré un non syndiqué, Jean-Francois Porté.

Au terme de l'accord conclu, l'usine Molex va être complètement évacuée pour la nuit. Les délégués syndicaux ont donné rendez-vous aux salariés mercredi à 07h30 devant le site de l'usine pour faire le point sur les suites à donner à leur action.

"On nous a assuré que tout est négociable", a déclaré lors de l'AG Guy Pavan, délégué syndical CGT, tout en soulignant: "si nous ne les libérons pas, on aura la police dans la demi heure".

Six mois après l'annonce du projet de fermeture de l'usine, au nom de la crise de l'automobile, les salariés avaient eu "un coup de colère" lundi en apprenant au CE que le groupe avait mis en place "une double source de production pour contourner Villemur", avant même d'annoncer son plan de fermeture, en octobre 2008.

Les salariés de l'usine de connecteurs électriques pour l'automobile, devant fermer à la mi-2009, réclament des "indemnités financières" et "le rapatriement d'un stock qui a été constitué aux Pays-Bas pour (les) contourner".

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