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MADAGASCAR

Heurts entre policiers et pro-Ravalomanana, 36 blessés

3 mn

Les affrontements se multiplient entre les partisans de l'ex-président malgache et la police. Trente-six personnes ont été blessées à Antananarivo. Lundi, une précédente manifestation s'était déjà soldée par la mort d'un manifestant.

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AFP - Trente-six blessés, dont un dans un état critique, ont été admis jeudi dans le principal hôpital d'Antananarivo à la suite d'affrontements entre forces de l'ordre et partisans du président évincé de Madagascar Marc Ravalomanana, a-t-on appris de source hospitalière.

"Nous avons reçu 36 blessés", a déclaré à l'AFP le chef des urgences de l'hôpital HJRA Cornell Rafolohanitrarivo, sans plus de précisions.

Une autre source médicale a confirmé ce bilan à l'AFP et précisé, sous couvert de l'anonymat, que plusieurs d'entre eux étaient blessés par balle, dont un dans un état critique.

Un policier serait aussi grièvement blessé, et son arme aurait été dérobée.

"Il a été tabassé à mort. Aux dernières nouvelles il est dans le coma", a déclaré à l'AFP une source des forces de l'ordre tenant à garder l'anonymat.

Des échauffourées ont opposé jeudi après-midi les forces de l'ordre à des groupes mobiles de partisans de l'ex-président, qui ont érigé des barrages dans le centre de la capitale malgache.

Ces dernières avaient empêché dans la matinée un rassemblement de plusieurs centaines de pro-Ravalomanana: cinq camions de police et de gendarmerie avaient bloqué l'accès d'un parc du centre-ville d'Antananarivo où les "légalistes" se réunissent quasi-quotidiennement.

Les forces de l'ordre avaient ensuite dispersé les manifestants, regroupés dans un cortège, en ayant recours à des grenades lacrymogènes et des tirs de sommation.

Un porte-parole du parti TIM ("J'aime Madagascar") de M. Ravalomanana, interrogé par l'AFP, a par ailleurs déclaré que quatre parlementaires du mouvement avait été interpellés dans la journée en marge du rassemblement.

"Nous n'avons pas de nouvelles d'eux, nous ne connaissons pas le motif. Nous savons juste qu'ils sont à la Commission nationale mixte d'enquête", a déclaré M. Raharinaivo Andrianatoandro.

Mardi, la Haute Autorité de transition (HAT) dirigée par Andry Rajoelina avait pris en conseil des ministres un arrêté interdisant jusqu'à nouvel ordre les manifestations dans les lieux publics. La veille, deux partisans de M. Ravalomanana avaient été tués et 20 autres blessés dans des échauffourées similaires à celles de jeudi.

Lâché par l'armée et confronté à la pire crise qu'il ait connue depuis son arrivée à la tête du pays en 2002, Marc Ravalomanana avait remis ses pouvoirs le 17 mars à un directoire militaire, qui les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, alors chef de l'opposition et désormais à la tête de la HAT.

L'Union africaine, la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) et l'Organisation internationale de la Francophonie ont suspendu Madagascar. Les Occidentaux ont condamné ce qu'ils considèrent comme un "coup d'Etat".

La crise politique dans la Grande Ile a entraîné la mort de plus d'une centaine de personnes depuis fin janvier et paralyse l'économie.

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