SRI LANKA

Les rebelles tamouls résistent malgré les appels à la reddition

Encerclés dans un étroit périmètre du nord-est du Sri Lanka, les Tigres tamouls continuent d'opposer une forte résistance, a indiqué l'armée. Mercredi, l'ONU a exhorté les rebelles à déposer les armes et à libérer les civils.

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AFP - Les rebelles des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), encerclés dans un étroit périmètre dans le nord-est de l'île, continuaient d'opposer une forte résistance à l'armée du Sri Lanka, malgré les appels à déposer les armes, a indiqué jeudi l'armée.

Selon l'armée, les rebelles ne contrôlent plus qu'un territoire de 10 à 12 km2 alors que des milliers de civils sont encore pris au piège par les combats.

"Des combats sporadiques se produisent mais notre priorité est d'évacuer les civils", a indiqué le général Udaya Nanayakkara, porte-parole de l'armée.

"Nous pourrons venir à bout (des rebelles) très vite, dès que les civils seront partis", a-t-il ajouté, précisant que les rebelles disposaient d'artillerie et de chars.

Mercredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a exigé que les rebelles tamouls déposent les armes, se rendent et libèrent les civils qu'il retiennent en otages, a déclaré son président, l'ambassadeur du Mexique Claude Heller.

"Les membres du Conseil de sécurité condamnent fermement les LTTE, une organisation terroriste, pour avoir utilisé des civils comme boucliers humains et leur avoir interdit de quitter la zone de conflit", a dit à la presse M. Heller.

"Nous exigeons que les LTTE déposent immédiatement les armes, renoncent au terrorisme, permettent l'évacuation, avec l'aide de l'ONU, des civils qui restent dans la zone de conflit et rejoignent le processus politique pour mettre fin au conflit par le dialogue", a-t-il ajouté.

Le président du Sri Lanka, Mahinda Rajapakse, a exclu mercredi toute amnistie pour le chef des rebelles, Velupillaï Prabhakaran.

Au terme de 37 ans de conflit séparatiste, deux hauts responsables de la rébellion tamoule se sont rendus mercredi à l'armée gouvernementale, alors que l'exode de dizaines de milliers de civils fuyant les combats inquiète la communauté internationale.

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